Pour Georges-Louis Bouchez, la priorité, c’est la dose de rappel du vaccin
Georges-Louis Bouchez - Président du MR © Jacques DuchateauCrédits: © Jacques Duchateau
POLITIQUE

Pour Georges-Louis Bouchez, la priorité, c’est la dose de rappel du vaccin

Le président du MR a plaidé, sur le plateau de l’émission "Jeudi en Prime" (RTBF) pour accélérer la campagne d’administration de la dose de rappel ("boost") du vaccin contre la Covid-19.

"Israël a commencé les troisièmes doses le 3 août. Ils ont aujourd’hui vacciné près de 40% de la population avec la troisième dose. Et ils sont passés de 1.200 contaminations par million d’habitant à moins de 50 aujourd’hui. Les politiques doivent se baser sur des évidences scientifiques. Ce sont des faits!" A plus long terme, "comme pour la grippe, il faut entrer dans des stratégies intelligentes où, si des rappels sont nécessaires, ils interviennent au bon moment, c’est-à-dire avant l’hiver."

Un kern fédéral consacré du Covid est réuni depuis 20h00, à la veille d’un nouveau comité de concertation convoqué vendredi matin à 08h00. Georges-Louis Bouchez n’a pas voulu commenter les mesures qui pourraient être prises. "Nos concitoyens ont besoin d’une communication claire. Il y a des moments pour annoncer des mesures, pour faire de la pédagogie. Mais que tout le monde y aille de son petit avis, de sa petite surenchère sur ce qu’il faut faire, ça ajoute de l’incompréhension et de l’anxiété. Ce n’est vraiment pas utile. (...) Je suis un peu surpris que des membres du Gems (groupe d’experts qui conseille les autorités, NDLR) donnent des interviews à longueur de journée alors que, jusqu’à aujourd’hui, nous n’avions toujours pas le rapport", a-t-il critiqué. Il a également pointé le ministre de la Santé Frank Vandenbroucke: "quand on est ministre de la Santé, on doit s’illustrer par ses actes, sa prise de décision, sa force de conviction autour de la table. Il n’est pas nécessaire de faire chaque jour les déclarations les plus tonitruantes."

Quelles que soient les mesures prises ce vendredi, Georges-Louis Bouchez a plaidé pour qu’elles soient proportionnées et toujours accompagnées de mesures d’aide "lorsqu’il y a une entrave à une activité économique": "Si ça coûte de l’argent, ça doit obliger les politiques à prendre la meilleure mesure, la plus efficace."