L’ex-producteur de télé Bart De Pauw écope de 6 mois avec sursis pour harcèlement
Bart De Pauw.Crédits: Photo News
Judiciaire

L’ex-producteur de télé Bart De Pauw écope de 6 mois avec sursis pour harcèlement

Le tribunal correctionnel de Malines a condamné jeudi le producteur de télévision flamand Bart De Pauw à six mois de prison avec sursis pour avoir harcelé cinq femmes et importuné une autre par SMS.

Bart De Pauw a été reconnu coupable de faits de harcèlement envers Liesa Naert, Ella-June Henrard, Ellen Lloyd et deux autres collaboratrices, apparues comme victimes au cours de l’enquête, mais qui ne se sont pas constituées parties civiles. Le producteur flamand a également été reconnu coupable d’avoir importuné l’une de ses collaboratrices par SMS. Il a en revanche été acquitté des autres chefs d’accusation, tels que le harcèlement des actrices Maaike Cafmeyer, Lize Ferryn et de plusieurs autres femmes, ainsi que le harcèlement par SMS de huit autres parties civiles.

Les réclamations de Liesa Naert, Ellen Lloyd et Ella-June Henrard ont été déclarées recevables et fondées. Elles recevront chacune un euro, comme elles le réclamaient en guise de dédommagement symbolique, et un droit de réparation. La réclamation de Lize Ferryn a été déclarée recevable mais non fondée, et celle de l’Institut pour l’égalité entre les femmes et les hommes a été déclarée non fondée.

Le tribunal a informé M. De Pauw de son droit de faire appel de la décision. "Nous allons d’abord bien étudier le jugement", a réagi son avocat Me Michael Verhaeghe.

De leur côté, les parties civiles se sont dites satisfaites du jugement et du fait que "le comportement de M. De Pauw ait été reconnu comme étant punissable", a indiqué Me Christine Mussche.

À l’issue de l’audience, l’avocat du producteur flamand, Me Michael Verhaeghe, a fait part de la déception de son client. Il estime que Bart De Pauw a été sévèrement puni alors que seule une partie des faits de harcèlement a été prouvée. "Il s’agit d’un fait qui concerne Liesa Naert, d’un conflit d’affaires avec Ellen Perqui qui a dégénéré, d’un incident de 2007 avec Els Talloen, 10 ans avant que l’affaire n’éclate, et de faits contre Ella-June Henrard et Ellen Lloyd, pour lesquels il s’est largement excusé à l’audience", déplore l’avocat.

"Le procureur et les parties civiles voulaient qu’il s’agenouille en signe d’excuse pour les 13 femmes, mais nous n’en sommes heureusement pas arrivés là. Il paie les frais d’un changement de mentalité dans la société. Nous allons laisser couler et envisager les prochaines étapes", a ajouté Michael Verhaeghe.