Covid: nouveau record de décès et de contaminations en Russie
Des critiques accusent Poutine de ne pas prendre la mesure de l’épidémie qui sévit toujours dans le pays.Crédits: AFP
Monde

Covid: nouveau record de décès et de contaminations en Russie

La Russie a enregistré samedi un nouveau record de décès et de contaminations liés au Covid-19, pour le troisième jour consécutif, signe de la violence de la vague épidémique qui frappe le pays.

D’après le bilan du gouvernement, 1.075 personnes sont mortes et 37.678 ont été infectées lors des dernières 24 heures.

Depuis juin, le pays est confronté à une nouvelle vague de l’épidémie causée par l’apparition de variants plus agressifs, le faible respect du port du masque et les grandes difficultés de sa campagne de vaccination.

Le bilan atteint désormais 229.528 morts, faisant de la Russie le pays le plus endeuillé d’Europe. Mais ces données sont largement sous-estimées, l’agence des statistiques Rosstat ayant décompté plus de 400.0000 morts à la fin août.

A peine un tiers des Russes ont été immunisés depuis l’apparition du premier vaccin national, le Spoutnik V, en décembre 2020. Un échec qui s’explique notamment par la méfiance traditionnelle de la population à l’égard des autorités.

Face à la vague meurtrière en cours, ces dernières ont tardé à réagir et à imposer des mesures restrictives, par crainte de fragiliser une économie déjà chancelante.

Cette semaine, le président Vladimir Poutine a finalement ordonné une semaine chômée du 30 octobre au 7 novembre pour tenter de casser les chaînes de contamination.

La mairie de Moscou, de loin le principal foyer épidémique du pays, va, elle, fermer pour onze jours toutes les entreprises et commerces non essentiels à compter du 28 octobre. Plusieurs régions ont également décidé de mettre en place des pass sanitaires.

Des critiques accusent toutefois M. Poutine de ne pas prendre la mesure de l’épidémie qui sévit toujours dans le pays.

Jeudi, le maître du Kremlin a ainsi soutenu que les Européens se pressaient en Russie pour être vaccinés au Spoutnik V, plutôt que de recevoir les injections reconnues par l’Union européenne.