Grève chez Lidl: le mouvement pourrait se durcir
Illustration Crédits: BELGA
Société

Grève chez Lidl: le mouvement pourrait se durcir

Au total, plus de 100 supermarchés Lidl sont fermés ce mercredi. Et cela pourrait s’empirer selon la CGSLB.

Alors qu’une centaine de magasins Lidl ont fermé leurs portes mercredi en raison d’une grogne sociale, le syndicat libéral annonce que le mouvement de grève pourrait durcir. Si la direction a fait des propositions, celles-ci restent insuffisantes et ne répondent pas aux difficultés rencontrées quotidiennement par le personnel, selon la CGSLB.

Depuis 2018, de nouvelles tâches se sont rajoutées, de nouveaux articles ont élargi les rayons d’assortiment des magasins Lidl. Résultat? Le personnel s’épuise, il n’en peut plus, selon le syndicat.

«Ce sont des mesures structurelles que nous demandons depuis 2018 et que celles-ci soient adaptées également à la réalité des nombreuses tâches et activités nouvelles que doit exécuter le personnel», avance la CGSLB. «L’évolution des magasins doit aller de pair avec l’amélioration des conditions de travail des salariés».

Une centaine de supermarchés Lidl et deux des cinq centres de distribution étaient touchés ce mercredi par une action dénonçant la charge de travail trop importante. Le front commun syndical reproche l’échec de la conciliation sur la nouvelle convention collective qui s’est tenue lundi.

«La réunion de ce lundi a bien eu lieu (elle n’a pas été annulée comme on peut le lire dans le communiqué de la direction). Il s’agissait d’une réunion de conciliation à la suite de laquelle les partenaires sociaux n’ont pas pu trouver de solution», précise la CGSLB.

Cette dernière menace de durcir le mouvement dans les prochains jours si la direction ne revoit pas ses propositions.

 

Le centre de distribution de Lidl à Genk restera bloqué jusqu’à un accord

Le centre de distribution de l’enseigne Lidl à Genk, l’un des cinq que compte le groupe en Belgique, restera bloqué jusqu’à ce qu’un accord soit conclu entre la direction et les syndicats, a annoncé mercredi le syndicat socialiste flamand BBTK.

«A moins qu’un accord soit trouvé, le piquet restera présent les prochains jours», prévient Mary-Anne Smeets, du BBTK Limbourg. Les grévistes ne laissent sortir les chauffeurs de camions du centre de distribution qu’à condition que les camions soient vides. Jusqu’ici, les choses se passent globalement bien et les chauffeurs se montrent compréhensifs, selon la responsable syndicale.