La Montoise Élise Vanderelst, fierté de son club: «Aller en demi-finale des JO, c’est une performance de très haut niveau»
Une trentaine de supporters s’est donné rendez-vous au MOHA pour soutenir Élise Vanderelst.Crédits: Ugo PETROPOULOS
Mons

La Montoise Élise Vanderelst, fierté de son club: «Aller en demi-finale des JO, c’est une performance de très haut niveau»

Une trentaine de supporters de la championne européenne du 1 500 mètres s’est donné rendez-vous à son club pour la soutenir aux JO. Ambiance.

Il y a eu un enchainement d’émotions aujourd’hui au Moha, club de la championne d’Europe en titre du 1 500 mètres Élise Vanderelst. Ce mercredi midi, une trentaine d’athlètes, sympathisants et responsables se sont retrouvés pour vivre ensemble la demi-finale olympique de l’athlète devenue la fierté de tout un club.

«On n’est pas nombreux, mais c’est un horaire un peu inhabituel, au milieu des vacances. Mais on trouvait important de marquer le coup et d’envoyer tout notre soutien à Élise, qui est devenue un modèle pour les jeunes de notre club», explique David Franzini, vice-président du club.

Si Élise a de jeunes admirateurs, elle peut aussi compter sur les anciens, comme Jacky Ducarroz, 76 ans, figure historique du club qui fut à deux doigts de gouter au rêve olympique avec l’équipe… suisse.

La Montoise Élise Vanderelst, fierté de son club: «Aller en demi-finale des JO, c’est une performance de très haut niveau»
Jacky Ducarroz a failli gouter au rêve olympique. Photo: Ugo PETROPOULOS

«J’avais la nationalité suisse à l’époque et j’avais établi le record national de saut en longueur. J’ai été présélectionné pour les JO de Munich en 1972», explique-t-il. Malheureusement, une blessure l’a empêché d’aller au bout du rêve. «C’est mon plus grand regret», admet-il d’ailleurs, 50 ans plus tard.

Car si son palmarès compte quelques belles performances européennes, «aller aux JO, c’est le rêve de tout athlète de haut niveau.» S’il ne fait pas partie du cercle proche d’Élise Vanderelst, il a pu mesurer les efforts qu’elle a faits pour en arriver là.

Une vie d’efforts et de sacrifices

«Toute petite, Élise avait des qualités naturelles. Mais en plus, Élise est courageuse, intelligente, modeste, bien entourée et s’entraine vraiment très dur.» Un entrainement qu’elle pratique sous la houlette de Raymond Castiaux, que Jacky côtoie depuis 50 ans. «C’est un entraineur de qualité, avec qui je concourrais à l’époque.»

Dans la cafétéria où un écran géant a été aménagé pour projeter la course, la tension monte, à cause du direct sur Auvio qui connait quelques ratés et prive l’assemblée de la première demi-finale. Heureusement, Élise court dans la seconde série et la connexion est rétablie entretemps. Une ovation se fait entendre quand la championne d’Obourg est présentée. Le départ est donné et la petite assemblée pousse Élise durant toute la course. Malheureusement, cela ne suffit pas à la qualifier pour la finale, l’athlète terminant à la 11e place.

Si un brin de déception flotte dans l’air, Jacky Ducarroz remet les points sur les «i». «Les gens ne se rendent pas compte, mais aller en demi-finale des JO, c’est une performance de très haut niveau. Quand on regarde dans son fauteuil, on ne prend pas la mesure des sacrifices consentis par une athlète pour en arriver là.»

Soit des milliers d’heures d’entrainement. «Il faut se crever, il n’y a pas de secret.» Élise Vanderelst a bouclé sa série en 4’04’’86, «son deuxième meilleur chrono personnel», sourit David Franzini. Même sans s’être qualifiée, Élise a de nouveau suscité l’admiration ce mercredi midi à Obourg. Rendez-vous dans trois ans, pour la suite de son histoire olympique?