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VIDÉO | Permis accordé pour l'emblématique bâtiment de la Royale belge qui va pouvoir vivre sa seconde vie

Hôtel, restaurant, etc. le permis d’urbanisme délivré, le bâtiment iconique de la Royale belge va enfin pouvoir vivre sa seconde vie.

Vide depuis quatre ans, l’iconique bâtiment de la Royale belge va enfin pouvoir mener sa seconde vie. Dans un temps record, la région vient de délivrer le permis d’urbanisme qui va permettre à ses nouveaux propriétaires d’avancer dans leur projet.

S’il a, un moment, été imaginé pour accueillir la nouvelle ambassade américaine, ce large espace, installé en bordure de forêt de Soigne, à Boitsfort, sera finalement transformé en une affectation multi-usage, avec au sommet de la pyramide, des espaces de bureaux, puis un hôtel, un club de wellness, un restaurant et même une piscine extérieure au rez-de-chaussée.

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C’est l’inscription sur la liste de sauvegarde du patrimoine par la Région, qui a découragé les Américains de venir s’y installer et permis à ses désormais nouveaux propriétaires de rêver d’un autre avenir pour ce mastodonte aux fenêtres d’or.

Une aubaine pour les amoureux de ce bâtiment aux formes et couleur atypiques puisque contrairement au projet américain, celui-ci respecte en grande partie les contours actuels, jusqu’à la couleur et les reflets des fenêtres. «Ce projet est la preuve que l’on peut préserver des sites à haute valeur patrimoniale tout en leur donnant une nouvelle vie, glisse Nicolas Billen, développeur du projet. Nous allons refaire le même immeuble avec des performances d’aujourd’hui. »

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Ce projet est la preuve que l’on peut préserver des sites à haute valeur patrimoniale tout en leur donnant une nouvelle vie.

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À l’intérieur par contre, les habitués du lieu risquent d’être sacrément dépaysé. Le bâtiment va voir ses espaces complètement revus, à commencer par le rez-de-chaussée qui va accueillir un atrium, permettant notamment de dynamiser la circulation et les interconnexions entre les étages. «L’enjeu était de rendre ce bâtiment mono fonctionnel en un immeuble multifonctions», ajoute le développeur.

Sept mois pour un permis

Depuis son rachat en 2019, les choses n’ont pas traîné au sud de Bruxelles. Après un concours mettant aux prises différents architectes, la demande de permis a, elle, été introduite moins d’un an plus tard, en novembre 2020. Seulement sept mois plus tard, les promoteurs ont reçu ce mercredi l’autorisation de donner les premiers coups de pelle. «Comme quoi, délivrer un permis d’urbanisme pour un bien sauvegardé en 7 mois c’est possible», se réjouit Pascal Smet, secrétaire d’État chargé de l’Urbanisme et du Patrimoine.

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Comme quoi, délivrer un permis d’urbanisme pour un bien sauvegardé en 7 mois c’est possible.

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Et si les choses ont déjà filé ces derniers mois, pas question de perdre une seule seconde dans les semaines à venir. Depuis plusieurs jours, avant de lancer le chantier à proprement parler, des équipes étaient déjà en charge de démonter tout ce qui devait encore l’être.

C’est que le bâtiment en forme d’immense croix est attendu. La quasi-totalité des bureaux est déjà louée et l’endroit devrait rapidement devenir un des futurs lieux de rencontre du sud de la capitale.

Désormais, les travaux devraient débuter à la fin des congés du bâtiment, soit fin août, début septembre. «Juste qu’à la fin de 2022, si tout se passe bien, précise encore Nicolas Billen. Au premier trimestre de 2023, l’ensemble du bâtiment devrait ouvrir avec ses différentes fonctions. »