Clémentine reçoit vos appels sur la vaccination et le passeport vaccinal: «Ce qui m’a attiré dans ce travail, c’est le côté social»
En ce vendredi matin, pour son second jour de travail, Clémentine Boni (24 ans, de Hermée) ne cesse de répondre aux appels des citoyens.Crédits: © EdA Thomas LONGRIE
Ans

Clémentine reçoit vos appels sur la vaccination et le passeport vaccinal: «Ce qui m’a attiré dans ce travail, c’est le côté social»

Clémentine Boni (24 ans, de Hermée) œuvre au call-center wallon concernant la vaccination et le certificat «Covid Saf». Rencontre avec la jeune femme entre deux appels.

Installé au premier étage de la société de call-center «Ikanbi» à Ans, en province de Liège, le centre d’appels pour la Wallonie concernant la vaccination et le certificat «Covid Safe» compte quelque 250 opérateurs.

En ce vendredi matin, pour son second jour de travail, Clémentine Boni (24 ans, de Hermée) ne cesse de répondre aux appels des citoyens. Casque vissé sur la tête, son sourire communicatif dans la voix rassure d’emblée son interlocuteur inquiet par les démarches à entreprendre pour pouvoir partir en vacances en Europe en juillet prochain, où un passeport vaccinal est demandé.

La jeune femme, esthéticienne de profession, ne se démonte pas face à certaines questions plus ardues. Détendue, elle prend note en cas de doute avant de demander à son superviseur, présent non loin d’elle. Avant de reprendre la communication téléphonique et de distiller ses conseils.

Comme l’ensemble de ses collègues, Clémentine, engagée sous contrat d’intérimaire, peut compter sur le soutien de plusieurs personnes-ressources qui déambulent dans la pièce. «Vu que c’est mon deuxième jour de travail, c’est encore un peu stressant, mais on est heureusement bien entouré», avoue la jeune femme, qui s’en sort remarquablement bien. Et qui aura l’occasion de s’entretenir avec la ministre wallonne de la Santé, Christie Morreale, en visite au call-center ce vendredi.

Ce qui m’a attiré dans cette profession, c’est le côté social du job.

Chaque interlocuteur semble content des réponses que l’opératrice formule, la remerciant à plusieurs reprises de l’aide qu’elle leur procure. «Ma mission n’est pas très compliquée, on dispose d’un FAQ (une foire aux questions), nous permettant de nous y retrouver», précise la jeune femme. Elle n’aurait jamais cru travailler dans un call-center, «mais je ne le regrette pas». Parce que c’est une aventure humaine extraordinaire.

Ce qui est très chouette, c’est qu’on découvre des profils qu’on n’aurait jamais rencontrés dans un call-center traditionnel, comme des psychologues, des enseignants ou encore des infirmiers.

Comme Clémentine, ils sont nombreux à travailler dans ce call-center. «Ce qui m’a attiré dans cette profession, c’est le côté social du job. On dirige les citoyens, on les aide dans leurs démarches pour un avenir meilleur.» Ce qui leur permettra de partir en vacances l’esprit tranquille.

Sur l’open space de ce bureau, il y a davantage de femmes que d’hommes. Avec un profil fort différent. «Ce qui est très chouette, c’est qu’on découvre des profils qu’on n’aurait jamais rencontrés dans un call-center traditionnel, comme des psychologues, des enseignants ou encore des infirmiers», souligne Émilie Coene, la cheffe de projet vaccination et contact tracing au sein de la société «Ikanbi».