Marcassou lance une nouvelle filière avec un éleveur hutois: «le cochon bien-être»
Les différents acteurs de la filière, ainsi que les ministres Borsus et Clarinval, étaient présents.Crédits: ÉdA
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Huy

Marcassou lance une nouvelle filière avec un éleveur hutois: «le cochon bien-être»

C’est à la ferme Surlémont de Solières que Marcassou a décidé de présenter sa nouvelle filière, centrée sur le bien-être animal et l’aspect local.

Ce mercredi, c’était presque un jour de fête à la ferme Surlémont, à Solières, sur les hauteurs de Huy. En effet, Marcassou, la célèbre marque de saucissons et jambons secs, y annonçait le lancement d’une nouvelle filière: «le cochon bien-être». «La viande produite dans le cadre de ce label est 100% locale», expose Sébastien Lenoir, responsable de l’usine Marcassou.

Avec 9 éleveurs wallons

En effet, seuls neuf agriculteurs, tous wallons, ont rejoint cette filière. Ils sont respectivement implantés à Solières donc, Soumagne, Aubel, Le Rœulx, Templeuve, Marcq, Castillon, Petit-Thier et Heyd.

En outre, le bien-être animal est au cœur des préoccupations des différents acteurs de la filière. «Les cochons ne sont par exemple pas castrés, poursuit Sébastien Lenoir. Ils disposent également de plus d’espace. L’alimentation est naturelle et de qualité. Elle est principalement composée de céréales.» De plus, les élevages fonctionnent en circuit fermé. «Cela signifie que les porcs naissent et sont élevés à la ferme», détaille l’agriculteur hutois Guillaume Surlémont.

Toutes les parties, des éleveurs à l’abattoir, en passant par les entreprises de transport, sont situées en Wallonie.

Troisième pilier: la filière s’appuie sur un partenariat fort. «Nous soutenons le développement économique et local. C’est pourquoi le prix du porc est garanti sur un an.» En outre, toutes les parties, des éleveurs à l’abattoir, en passant par les entreprises de transport, sont situées en Wallonie.

Les ministres fédéral et wallon de l’Agriculture, David Clarinval et Willy Borsus, étaient de la partie, ce mercredi pour le lancement. Pour David Clarinval, «le cochon bien-être» coche toutes les cases du développement durable. «Je me réjouis de constater que les aspects économique, social et environnemental sont pris en compte.»

De son côté, Willy Borsus semble convaincu par le projet. «Je fais le choix de la proximité, de la qualité, du respect du bien-être animal et de relations fortes entre les différents acteurs de la filière. Ça me semble être la bonne direction.»

Guillaume Surlémont «heureux d’intégrer un projet 100% wallon»

L’éleveur porcin des hauteurs de Huy est heureux de faire partie du label. Pour lui, c’est tout bénéfices.

Marcassou lance une nouvelle filière avec un éleveur hutois: «le cochon bien-être»
Le projet plaît beaucoup à Guillaume Surlémont et à Willy Borsus. Photo: -

Guillaume Surlémont, l’agriculteur soliérois chez qui le projet a été présenté, se réjouit d’avoir intégré la filière. «Je trouve qu’on perd beaucoup de choses en Wallonie, explique-t-il. Je suis donc content de faire partie d’un projet 100% wallon. La farine est par exemple produite à Andenne.»

S’adapter aux exigences du cahier des charges ne lui a d’ailleurs pas demandé trop d’efforts. «On ne castrait déjà plus les porcs avant même de faire partie du label. On a également arrêté de leur couper la queue.» Il ajoute qu’il travaillait déjà avec Lovenfosse, l’abattoir attitré de la filière.

D’un point de vue financier, intégrer le label était également intéressant. «Le prix d’achat est calculé sur base de nos coûts de production. Je gagne plus depuis que je fais partie du projet.»

Toutes ses bêtes sont désormais exploitées par la filière. «Je n’ai pas l’intention de passer par une autre filière ou de faire découper ma viande pour la vendre directement à la ferme. Cela risque d’être beaucoup de bazar. Si on ouvre un magasin à la ferme, ce sera plutôt pour vendre des produits Marcassou.»