• Ces logements serviront entre autres de zone tampon pour permettre aux jeunes de se poser.
Verviers

Verviers: Deux logements refuges pour les jeunes LGBTQI +

Deux appartements viennent d’être mis à disposition de personnes LGBTQI + en détresse au sein de leur famille. Une aide nécessaire et urgente.

On le sait, les confinements successifs et la crise sanitaire ont engendré une augmentation des violences et conflits intrafamiliaux, tant envers les femmes que les personnes gays, lesbiennes, bisexuelles, transgenres ou intersexes.

Pour permettre à ces dernières de bénéficier d’un hébergement sécure, la Ville de Verviers a été sollicitée par la Maison arc-en-ciel (MAC) de Verviers afin de créer deux logements refuges sur la commune. Un projet qui a été rendu possible grâce à une aide accordée par le gouvernement fédéral via la secrétaire d’État pour l’Égalité des Chances Sarah Schlitz (Écolo) pour la création de 10 places refuges en Wallonie.

En collaboration avec l’agence immobilière sociale Logéo, ces deux appartements une chambre vont pouvoir être mis à disposition. «Le premier l’est depuis le 1er juin. Le deuxième, lui, sera mis en location pour le 1er juillet», indique l’échevine en charge de l’Égalité des chances, Sophie Lambert (PS). Disposant d’un loyer modéré pris en charge par Arc-en-ciel), ces logements sont principalement destinés à des jeunes âgés entre 18 et 26 ans. «Si un mineur vient vers nous, nous ne le laisserons évidemment pas de côté, assure Marie-Ange Cornet, chargée de projets à Arc-en-ciel Wallonie. Nous le suivrons mais nous prendrons contact avec des services adaptés».

Vu qu’il s’agit de logements d’urgence, il a également fallu adapter le contrat de bail en s’inspirant notamment du protocole existant déjà au sein de la fondation liégeoise Ishane Jarfi (la seule à disposer de places refuges en Wallonie jusqu’ici). «L’idée est évidemment que le jeune y reste le moins longtemps possible», précise-t-elle.

Pour le président de la Maison arc-en-ciel de Verviers, Jonathan Bovy, la création de ces places est un soulagement. «Ces derniers mois, nous avons été confrontés à des situations auxquelles nous n’avons pas pu répondre complètement. Je tiens d’ailleurs à remercier tous les partenaires pour leur réactivité, lance-t-il. Actuellement, nous sommes en train de construire le maillage autour de ces jeunes». De son côté Cyrille Prestianni, président d’Arc-en-ciel Wallonie a tenu à remettre les choses au clair. «Construire un refuge est en quelque sorte un constat d’échec: c’est la preuve que notre société continue d’exclure et de stigmatiser des personnes».

Le subside octroyé par le Fédéral permet de prendre en charge ces logements jusqu’en novembre seulement. Tous espèrent donc que des moyens pourront être dégagés pour les pérenniser.

refuge@arcenciel-wallonie.be ou via Facebook. Un numéro gratuit sera créé prochainement.