Vers un contrôle technique en moto ?
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Vers un contrôle technique en moto ?

Le contrôle technique va-t-il bientôt devenir obligatoire pour les motos en Belgique?

Une directive européenne prévoit l’instauration d’un contrôle technique obligatoire afin d’améliorer la sécurité sur les routes. Les Etats ont jusqu’à 2022 pour la mettre en application. L'échéance approchant, le sujet est revenu sur la table ces dernières semaines. Mais l’idée d’un contrôle technique fait polémique parmi les motards. Samedi dernier, ils étaient plus de 700 à manifester dans les rues de Bruxelles.

Qu’en est-il réellement? Seraphin revient sur le sujet pour comprendre le mécontentement des motards et les impacts réels de cette directive européenne.

La grogne parmi les motards

La perspective d’un contrôle technique ne réjouit guère les motards. Selon Paul Roget, le président de l’association des motards de Belgique, il y a bien d’autres mesures qui amélioreraient la sécurité des motards telles que l’amélioration de l’état des routes par exemple. Lors de la manifestation de ce samedi 10 avril, il déclarait au micro de la RTBF: “Nous entretenons nos motos comme des amoureux, parce que notre peau en dépend. Un motard qui roule avec des pneus lisses, une suspension ou des freins défaillants, met sa propre vie en jeu, contrairement à un automobiliste qui met la vie des autres en jeu".

Par ailleurs, le pourcentage d’accidents provoqués par un problème technique varierait entre 0,5% et 6% selon les enquêtes. L’association des motards s'interroge donc sur l'intérêt de mettre en place un contrôle technique si ce n’est pour éviter une infime partie des accidents. Ils y voient une manière de “remplir les poches de l’Etat” en imposant au motard de se rendre au contrôle technique tous les deux ans.

Mais que prévoit exactement la directive

La mise en place d’un contrôle technique fait partie d’une série de mesures prises par l’Union européenne afin d’arriver à une mortalité zéro pour les transports routiers d’ici 2050. Cela permettrait également de contrôler les nuisances sonores et la pollution de l'air provenant des deux roues. La directive a été votée en 2012 avec une échéance pour 2022 afin de laisser un délai aux États pour sa mise en application. Cette échéance arrivant à grand pas, il est temps que la Belgique prenne une décision !

La directive prévoit la mise en place d’un contrôle technique périodique (tous les 2 ans) ou suffisamment d’autres mesures favorisant la sécurité routière. La Belgique pourrait donc éviter le contrôle technique périodique au vu des mesures déjà prises telles que l'instauration d’un équipement obligatoire. Les gouvernements régionaux n’ont pas encore tranché mais le contrôle technique uniquement à la vente et après un accident est la solution qui semble se profiler. Cette solution alternative devrait mettre tout le monde d’accord. En effet, un motard qui n’a jamais fait d’accident et rend sa moto au concessionnaire à la vente ne devrait jamais passer au contrôle technique.

Les avantages de cette solution alternative

La solution du contrôle technique uniquement lors de la vente et après une remise en état dû à un accident comporte quelques avantages pour les motards.

Bien que le contrôle technique ne permettrait pas de mettre fin à tous les accidents impliquant une moto, cela représenterait déjà quelques dizaines de vies sauvées par an ce qui est non-négligeable.

Ensuite, le contrôle technique à la vente d’un véhicule permettrait de rassurer l'acheteur à l’achat d'une moto d’occasion et d’éviter les litiges avec le vendeur. Un acheteur non-initié serait alors certain que la moto est en bon état et ne comporte pas de défaut caché. Un motard a beau être amoureux de ses motos, il ne peut pas être sûr que le précédent propriétaire ait entretenu sa moto avec autant de passion que lui. Grâce au contrôle technique il pourra acheter sa moto sans se faire de soucis.

Le contrôle technique à la vente de véhicule aurait une autre conséquence positive: La simplification de la procédure d’immatriculation des motos d’occasion.  Aujourd'hui, dû à l'absence de contrôle technique, l'immatriculation en ligne n’est pas possible pour les motos d’occasion. L'acheteur doit se rendre à la DIV afin de rendre les anciennes cartes grise, ce qui permet d’éviter toute fraude. Avec l’instauration d’un contrôle technique, le vendeur rendra les cartes grises et recevra la demande d'immatriculation lors du contrôle technique. L’acheteur n’aura plus qu’à envoyer la demande d’immatriculation à son courtier en assurance qui pourra effectuer l’immatriculation en ligne. Les motards pourront donc immatriculer leur moto le jour de l’achat. Plus besoin d’attendre plusieurs semaines avant d'avoir un rendez-vous à la DIV!

En conclusion, les motards belges pourraient bien échapper au contrôle technique obligatoire tous les deux ans. La solution privilégiée devrait donc plaire davantage aux motards qui manifestent samedi dernier. Un contrôle technique à la vente a l’avantage de les rassurer quant à l'état de la moto d’occasion achetée et de leur simplifier la vie lors de l’immatriculation.

Si vous souhaitez plus d'informations sur la procédure d’immatriculation actuelle et les impacts de l'entrée en vigueur du contrôle technique, contactez Seraphin, courtier spécialiste dans l’assurance des deux-roues.