L’auditorat du travail enquête sur l’accident à Pairi Daiza entre un soigneur et un panda
(Illustration)Crédits: BELGA
CAMBRON-CASTEAU

L’auditorat du travail enquête sur l’accident à Pairi Daiza entre un soigneur et un panda

L’Auditorat du Travail a ouvert une enquête sur l’accident impliquant un des soigneurs de Pairi Daiza survenu le 20 mars dans l’après-midi dans le bâtiment intérieur réservé à Tian Bao, un des pandas géants accueillis dans le parc.

Un soigneur affecté depuis de longues années à Pairi Daiza s’est retrouvé samedi dernier en contact direct avec le panda géant Tian Bao (4 ans) dans le couloir réservé à l? accès des seuls soigneurs. Le soigneur a été sérieusement blessé au niveau d? une jambe et d’un bras. Selon le parc animalier, «une intervention rapide de travailleurs et de visiteurs présents près du territoire du panda à permis d’éloigner l’animal sans le blesser et d? apporter les premiers soins au soigneur, qui a ensuite été pris en charge par les services de secours et hospitalisé.»

Selon les instances du parc, les circonstances de l’accident restent à déterminer. «Les plus stricts protocoles de sécurité appliqués à Pairi Daiza interdisent en effet tout contact direct entre humains et pandas géants dès lors que ces derniers atteignent l’âge de deux ans ou 70 kg», a communiqué le parc. Les pandas géants sont en effet des ursidés, animaux solitaires ne tolérant pas d’intrusion dans leur territoire. Le soigneur, présent auprès des pandas géants depuis plusieurs années, connaissait ces procédures de sécurité.

«L’enquête est en cours, a indiqué l’auditeur du travail du Hainaut Charles-Éric Clesse. Il n’y a pas de caméra à l’endroit de l’accident. Il n’y a donc pas d’images. Le soigneur n’a toujours pas été entendu, compte tenu de son état de santé: il a notamment eu un mollet arraché et des doigts coupés. Par contre, il n? y avait pas de double verrou au niveau de la porte du couloir où s’est produit l’accident. Nous avons demandé de placer un deuxième verrou. L’enquête se poursuit également dans cette optique au niveau de l’ensemble du parc animalier. Une double clé de protection est en effet obligatoire aux endroits potentiellement à risque.»