Vanessa Matz demande des services bancaires de base plus accessibles
Vanessa Matz (cdH) propose «d’imposer aux banques de proposer à ses clients un forfait, dont le montant ne peut être supérieur à deux fois le montant du plafond maximum des services bancaires de base, pour effectuer les mêmes services que ceux prévus dans le service bancaire de base».Crédits: BELGA
BANQUES

Vanessa Matz demande des services bancaires de base plus accessibles

La députée d’opposition Vanessa Matz (cdH) s’apprête à déposer un projet de résolution à la Chambre. Objectif: assurer des services bancaires de proximité, de qualité et inclusifs.

Face au décrochage d’une bonne partie de la population, larguée et insécurisée par la digitalisation des services bancaires, mais aussi la disparition des services de proximité, la députée fédérale d’opposition Vanessa Matz (cdH) déposera tout prochainement un projet de résolution à la Chambre. Le texte formule plusieurs demandes au gouvernement.

«Il y a la question du cash et des distributeurs, évidemment, mais la problématique est bien plus large», considère-t-elle. Elle propose d’envisager un moratoire sur la suppression des distributeurs et automates ou encore un large débat démocratique sur l’avenir des services bancaires. La députée avance aussi l’idée d’imposer aux banques qu’elles proposent, dans leurs offres, un forfait donnant accès à l’équivalent du service bancaire de base. Explications…

C’est une obligation européenne: les banques sont tenues de donner accès à un service bancaire de base aux personnes exclues du système bancaire, pour diverses raisons. Pour un montant maximal de 16,34 euros, elles disposent alors du minimum: compte à vue, carte de débit, dépôts, inscriptions en compte de chèques, retraits, virements, ordres permanents et domiciliations. Le système présente des avantages mais «ne réduit pas la fracture numérique»… et s’avère très restrictif. Ainsi, par exemple, une banque peut refuser de vous fournir le service si vous disposez déjà d’un compte à vue, même dans une autre banque.

Dans le même temps, constate Vanessa Matz, avoir recours à de simples services auprès de sa banque «coûte cher, facilement 100 à 120 euros par an» pour effectuer quelques versements, domiciliations et autres impressions d’extraits…

C’est pourquoi elle propose d’imposer aux banques de proposer dans leur offre classique un forfait «dont le montant ne peut être supérieur à deux fois celui du service bancaire de base», soit 33 euros à la grosse louche. Il donnerait accès aux mêmes services que ceux du service bancaire de base, mais serait moins restrictif.