Le cdH demande une autre stratégie de vaccination
CORONAVIRUS

Le cdH demande une autre stratégie de vaccination

Le cdH plaide en faveur d’une nouvelle stratégie de vaccination. Il préconise notamment de donner un rôle accru aux médecins généralistes.

Les centristes énumèrent divers problèmes dans un communiqué, dont une organisation logistique «défaillante» qui fait de la campagne de vaccination une «usine à gaz»: organisation hypercentralisée, bugs informatiques, personnes non prioritaires convoquées mais aussi la violation du secret médical dans l’identification des populations à risque. Ils pointent également du doigt le peu de cas fait des médecins généralistes pourtant les mieux placés pour connaître les populations prioritaires dans le respect du secret médical.

Le cdH propose que le vaccin d’AstraZeneca soit administré par les généralistes qui peuvent mieux identifier les personnes à risque, sont plus à même de rassurer des personnes inquiètes et de s’occuper de personnes qui ont du mal à se déplacer.

«Nous avons la meilleure première ligne médicale du monde, utilisons-la plutôt que de l’écarter», déclare le cdH dans un communiqué.

Dans le même esprit, les spécialistes pourraient vacciner leurs patients chroniques qui sont en suivi continu à l’hôpital.

Le cdH réclame un assouplissement du système des convocations. Les personnes à risque pourraient prendre elles-mêmes rendez-vous, ce qui permettrait d’éviter les retards. Il propose par ailleurs que les personnes qui ont déjà fait la covid (attestée par un test PCR, antigénique ou sérologique) reçoivent une seule dose de vaccin dans les six mois afin de se concentrer sur les personnes qui n’ont pas d’anticorps.

Aux yeux des centristes, il faut en outre administrer une première dose sans attendre aux groupes à risque sans mettre en stock la seconde dose qui peut être injectée bien plus tard. Une dose de Pfizer est efficace à près de 90% après deux à quatre semaines selon une étude parue dans «The Lancet».

«Si la Belgique avait appliqué ces principes, on serait déjà en train de vacciner les plus de 65 ans en dehors des maisons de repos. On ne peut plus continuer au rythme actuel. On prend des risques majeurs. Il faut sortir du cadre rigide pour apporter les capacités de protéger les plus fragiles. C’est comme ça qu’on évitera une troisième vague et qu’on pourra avancer dans le déconfinement. On a des leviers et des armes, il faut qu’on les utilise enfin à pleine puissance. C’est une question de vie ou de mort!», a déclaré la cheffe de groupe à la Chambre, Catherine Fonck, interrogée dans les journaux de SudPresse.