Météo printanière, course virtuelle
En courant chacun de son côté, les réseaux sociaux sont le moyen idéal pour partager son chrono.Crédits: -
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Météo printanière, course virtuelle

La Printanière avait lieu ce samedi. Une 33e édition mais la première en virtuelle. Résumé d’une épreuve qui a marqué les esprits.

Les runners avaient rendez-vous avec la Printanière ce samedi. Une édition 2021 forcément différente… Le Running Club Namur est à la tête de l’organisation qui fait office d’ouverture de la saison «estivale» depuis de nombreuses années. Longtemps première manche du Challenge de la Ville de Namur, la Printanière en est aujourd’hui la deuxième, après les Foulées des Neiges. Mais la course reste première dans le cœur des Namurois. Une épreuve qui fait également partie du Challenge Delhalle, ce qui lui vaut, chaque année ou presque, un succès grandissant.

Virtuelle à 100%

Vu la période actuelle, impossible de réunir 1 500 athlètes sur la distance reine et sa petite sœur, la Mini-Printanière. Les membres du RC Namur ne voulant toutefois pas passer à côté de leur événement, est née l’idée d’une édition virtuelle.

Samedi, entre 9h et 20h, les amateurs de course à pied parcourent les distances de la Printanière (ou de la Mini-Printanière) là où ils le souhaitent. Au final, c’est la distance «à plat» qui est prise en compte par le site du chronométreur, Chronorace.

Durant 120 minutes, à partir de 14h (heure habituelle du départ de l’épreuve), un live est assuré sur les réseaux sociaux. Il retrace l’histoire et le palmarès de cette course populaire qui a vu de grands noms de la discipline s’imposer. C’est notamment le cas de la championne du monde de triathlon ITU Alexandra Tondeur, du triathlète en rêve des J.O. Erwin Vanderplancke ou de la quintuple gagnante des 20km de Bruxelles Catherine Lallemand. Les athlètes moins internationaux mais tout aussi talentueux, qui ont aussi marqué de leur empreinte la course namuroise, ne sont pas oubliés. À l’image de Sabine Froment qui a décroché sa première victoire en 1999 sur la Printanière, mais aussi des Gert Theunis, Thomas Loquet, Valérie Leroy, Françoise Jouniaux ou Bastien Marinx, dernier vainqueur en date. Le soir à 20h, et une nouvelle fois comme à l’habitude, la course fait place à la tombola parmi les classés. Un tirage au sort réalisé virtuellement lui aussi.

Petit succès

Côté résultats, 488 personnes se sont inscrites. C’est beaucoup moins qu’à l’habitude mais néanmoins utile, car la totalité des inscriptions est reversée au profit du Perron de l’Illon.

Patrick Boland signe le meilleur temps devant Sébastien Mahia, déguisé en abeille pour l’occasion sur les sentiers de la véritable Printanière à Erpent. L’athlète du GAG, Gilles Marchal, termine troisième.

Chez les dames, Carine Munaut est la plus rapide, devant Rachida Beldaki et An Renckens. La Mini-Printanière est souvent l’occasion pour les plus jeunes de se frotter aux plus expérimentés. La preuve en est avec Florette Dossin: du haut de ses 13 ans, elle finit à une belle 4e place et deuxième féminine. Geoffrey Vanderstraeten a le meilleur chrono, devant la première dame, Marie Heinrichs, et Jérôme Lechien.