Fort Chabrol à Grand-Rosière: 4 coups de feu, le forcené interpellé
C’est au numéro 47 de la chaussée de Namur à Grand-Rosière que le forcené s’était retranché dès 18 h 30.Crédits: ÉdA
RAMILLIES

Fort Chabrol à Grand-Rosière: 4 coups de feu, le forcené interpellé

Un homme d’une cinquantaine d’années (né en 1964) s’était réfugié à l’étage de l’habitation de ses parents. Les unités spéciales ont négocié toute la soirée avant d'interpeller le forcené vers 1h30.

MISE A JOUR 

L'homme qui s'était retranché chez lui, mercredi soir, à Grand-Rosière-Hottomont a été appréhendé et privé de liberté dans le courant de la nuit, a-t-on appris ce jeudi matin auprès du parquet du Brabant wallon.

Face à la menace et apprenant que le suspect retranché était armé, les policiers ont fait appel aux unités spéciales fédérales, lesquelles sont arrivées sur les lieux vers 19h30. Le forcené a ensuite tiré à quatre reprises à l'aide d'une arme à feu au calibre inconnu.

Au terme des négociations, il a finalement pu être neutralisé et interpellé dans la nuit, vers 1h30. Il a été privé de liberté.

Personne n'a été blessé au cours de l'opération, qui a mobilisé 12 policiers de la zone Brabant wallon Est, deux équipes des Ardennes brabançonnes, une patrouille de Wavre et une autre de Gembloux. Un juge d'instruction devrait être saisi du dossier dans le courant de la journée, a précisé le procureur du Roi brabançon, qui s'est personnellement rendu sur place.

Le récit de cette nuit agitée

Hier soir, vers 17h30, les forces de l’ordre ont été alertées qu’un homme se retranchait dans une habitation au 47 de la chaussée de Namur à Grand Rosière (Ramillies). L’homme, âgé d’une cinquantaine d’années, Marc C., né en 1964, serait un habitant de Perwez. Il s’est retranché à l’étage d’une habitation qui serait celle de ses parents.

Une femme en panique avait contacté la police. L'appel, rapidement interrompu, avait pu être localisé à Ramillies. Les inspecteurs se sont rendus sur les lieux où ils ont mis l'appelante et son mari en sécurité, en réalité les parents du quinquagénaire qui s'est aussitôt réfugié à l'étage de la maison, menaçant les forces de l'ordre.

Immédiatement la rumeur se répand que l’homme serait armé, ce qui se confirmera un peu plus tard. Une certitude: le forcené ne détient pas d’otages et ses parents ne se trouvent plus dans l’habitation.

Un important dispositif de police a ensuite été mis en œuvre. La chaussée a été complètement fermée à la circulation, des policiers de plusieurs zones de police se sont rendus sur place ainsi que les membres des unités spéciales, arrivées un peu plus tard. Ces dernières ont pris les commandes de l’intervention. Le procureur du Roi de l’arrondissement de Nivelles, Marc Rezette, était également sur le qui-vive. L’hélicoptère de la police fédérale a également été déployé.

Un témoin de la scène explique: «Sur place, les portes du rez-de-chaussée sont ouvertes et la police a placé des spots pour illuminer l’étage en direction d’une chambre où se trouvait l’individu.»

De nombreux témoins ont assisté médusés à la scène. «Sortez de l’habitation les mains en l’air, il ne vous sera fait aucun mal», a lancé le négociateur de la police fédérale, à plusieurs reprises, appelant l’homme à la reddition pure et simple. Dans le voisinage, des gens émus ont évoqué des voisins «sans histoire» et une probable situation de détresse en ces temps difficiles pour tous…

Des échanges verbaux ont eu lieu mais par la suite, la police a vainement tenté d’obtenir une réponse de la part de la personne retranchée.

Vers 21 h, la maison a été plongée dans le noir. Aux alentours de 22 h, une déflagration a été entendue, suivie d’un coup de feu ou d’une grenade assourdissante, selon les témoins sur place.

À 22 h 25, de nouvelles grenades assourdissantes auraient été déclenchées, auxquelles l’homme aurait répliqué par des tirs (4 coups de feu, en réalité). L’intervention a alors été suspendue. Les membres des unités spéciales ont renforcé leur matériel de protection, avec notamment des boucliers. Plus aucune tentative d’assaut n’a eu lieu ensuite… jusqu’à minuit.

Au terme des négociations, le forcené a finalement pu être neutralisé et interpellé dans la nuit, vers 1h30. Il a été privé de liberté.