• C’est encore un prototype. Mais la future R5 électrique fera oublier la Zoé.
AUTOMOBILE

Renault fait renaître la R5, électrique

Le constructeur français fait sa «Renaulution» en s’inspirant de son passé tout en rêvant un futur électrique.

Dans la série des carrosseries iconiques qui renaissent à la modernité, on avait connu la Beetle ou la Mini et la Fiat 500, qui ont été des réussites commerciales. Après avoir ressuscité la berlinette Alpine pour faire de la célèbre marque son blason sportif, jusqu’au sommet de la Formule 1, Renault réinvente un de ses modèles phares des années 1970: la R5.

Géant de l’électrique

Si le constructeur français tourne ainsi la douloureuse page de «l’ère Ghosn», son nouveau patron, Luca de Meo, n’en poursuit pas moins dans la voie tracée par son prédécesseur, puisque sur les 14 nouveaux modèles que Renault lancera d’ici 2025, 7 seront 100% électriques, dont cette R5 alléchante, si on s’en réfère au prototype présenté hier. Ce sera un modèle «accessible à tous», a précisé Luca De Meo.

Repositionnant clairement chacune de ses marques, le groupe Renault adopte une feuille de route offensive pour affronter la révolution du secteur automobile. Pour le groupe, ce sont 24 véhicules qui seront lancés dans les cinq prochaines années, dont au moins 10 électriques.

Le Losange se rêve «leader dans l’électrification» en 2025, avec un gigantesque «électro pôle», la «plus grande usine de voitures électriques d’Europe» qui sera installée «potentiellement dans le nord de la France», selon M. De Meo.

La Niva renaît aussi

Le groupe va aussi pousser les synergies entre sa marque russe Lada et la roumaine Dacia, positionnée moins «low cost» qu’avant. Ces deux marques devront réduire leur gamme de 18 à 11 types de carrosseries. Sept modèles seront lancés d’ici à 2025, dont un grand SUV Dacia et deux nouvelles Lada Niva, le robuste 4x4 soviétique. Autre icône.

Alpine, qui devra devenir rentable, lancera trois nouveaux véhicules 100% électriques basés sur les plateformes de l’Alliance Renault-Nissan: une petite sportive, un «crossover» et une sportive électrique développée avec la marque britannique Lotus.

Réduisant ses prétentions à une production de 3,1 millions d’unités en 2025 (alors que Ghosn en prédisait 5 millions), la marque Renault veut se positionner comme la «nouvelle vague» de l’industrie automobile. Avec des ventes composées à 35% d’hybrides et 30% d’électriques, elle se voit comme une marque «high-tech», collaborant avec Google. Elle cherche plus de valeur sur ses modèles, et entend limiter les pertes de leur valeur résiduelle. Ses prix devraient augmenter de 7 000€ par véhicule en moyenne.