Violences au Capitole: le ministère de la Justice anticipe des «centaines» d’inculpations
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Violences au Capitole: le ministère de la Justice anticipe des «centaines» d’inculpations

Le ministère américain de la Justice anticipe des «centaines d’inculpations», dont certaines pour «sédition», après les violences au Capitole.

Depuis les violences, la police fédérale américaine cherche à retrouver tous les manifestants ayant pénétré dans le Capitole. Beaucoup d’images ont circulé sur les réseaux sociaux, souvent postées par les manifestants eux-mêmes.

Le ministère de la Justice américain avait annoncé dès vendredi l’inculpation de 13 personnes pour intrusion et désordre. La police et le ministère recherchent plus de 150 personnes, selon un responsable cité lundi par le New York Times. Un chiffre qui serait revu considérablement à la hausse.

Les chefs d’inculpations retenus pour l’instant étaient les plus simples, pour agir rapidement, mais «nous envisageons de retenir des crimes majeurs comme la sédition et la conspiration», a détaillé le procureur fédéral de Washington, Michael Sherwin, lors d’une conférence de presse.

Le fils d’un juge arrêté à New York

Le fils d’un éminent juge new-yorkais a été arrêté mardi à New York pour avoir participé aux violences qui ont secoué le Capitole le 6 janvier, et s’être notamment emparé de matériel appartenant à la police, a indiqué le bureau du procureur fédéral de Brooklyn.

Selon la plainte rendue publique mardi, Aaron Mostofsky, 34 ans, devait être inculpé formellement mardi après-midi de quatre chefs d’accusation, dont vol de biens gouvernementaux, tentative d’interruption de fonctions officielles et entrée par effraction.

Une condamnation pour le chef de vol de biens gouvernementaux - le plus grave - pourrait lui valoir jusqu’à 10 ans de prison, selon le bureau du procureur.

La plainte cite notamment des photos et vidéos retrouvées par la police - certaines postées sur son propre compte Instagram - le montrant à l’intérieur du Capitole, portant, sur un costume de fourrure, un gilet pare-balles et muni d’un bouclier anti-émeute appartenant à la police du bâtiment.

Le New York Post avait interviewé Aaron Mostofsky le jour des violences. Ce dernier avait affirmé au journal que l’élection avait été «volée» à Donald Trump, et que «près de 85 millions de personnes» avaient voté pour le président sortant, au mépris du comptage officiel qui a donné quelque 74 millions de voix à Donald Trump, contre quelque 81 millions pour Joe Biden.

Aaron Mostofsky est le fils du juge Shlomo Mostofsky, élu à la Cour suprême de l’Etat de New York depuis janvier 2020 et figure de la communauté juive orthodoxe de Brooklyn.

Via un porte-parole, le juge avait indiqué vendredi ne pas «avoir connaissance de ces malheureux évènements».