«Les mesures sont claires, mais faire confiance à la police est nécessaire»
Image d’illustrationCrédits: ÉdA – Florent Marot
CORONAVIRUS

«Les mesures sont claires, mais faire confiance à la police est nécessaire»

Les mesures de lutte contre le Covid-19 annoncées par le Comité de concertation vendredi soir sont très claires, jugent les deux principaux syndicats de police samedi. «Mais il faut faire confiance à la police», plaident-ils.

«Je pense que les mesures sont très claires», estime Carlo Medo, du syndicat indépendant de la police SNPS. Un couvre-feu est très facile à faire respecter, ce qui n’est pas le cas de toutes les mesures, souligne-t-il. Pour le respect de la distanciation sociale, «nous devons compter sur la responsabilité citoyenne.» «Nous appelons donc la population à respecter les mesures», ajoute-t-il.

Vincent Houssin, du syndicat libéral, trouve lui aussi les mesures «très claires» et «possibles à faire appliquer», «surtout pour l’interdiction de se réunir à certaines heures».

Mais, pour lui, les différentes autorités doivent faire confiance à la police. «Je pense que le pouvoir judiciaire et certaines autorités communales doivent se rendre compte que les policiers sont des fonctionnaires assermentés et qu’ils disent la vérité», déclare M. Houssin, se référant aux cas où aucune suite n’est donnée à un procès-verbal parce que le non-respect des distances de sécurité n’est par exemple pas considéré comme prouvé.

«Il faut donner ce signal de confiance à la police et que les communes imposent des sanctions administratives communales si un PV a été établi», défend-il.

Le syndicaliste appelle également à respecter la police lors d’un contrôle. Les agents «ne font que leur travail», insiste-t-il. «Ce n’est pas simple pour la police non plus. Il y a beaucoup d’infections parce que les agents s’assoient ensemble dans les voitures, qu’ils doivent se rendre dans de nombreux endroits et tout ne peut pas toujours se dérouler dans les meilleures conditions de sécurité.»

Il relève que les policiers sont «de plus en plus exposés» au coronavirus. «Ils doivent aussi rester en bonne santé pour effectuer d’autres tâches: il n’y a pas que les patrouilles Covid», conclut-il.