En Floride, Trump prédit «une vague» républicaine, malgré les sondages
Donald Trump lors d’un meeting en Géorgie, le 16 octobreCrédits: AFP
MONDE

En Floride, Trump prédit «une vague» républicaine, malgré les sondages

Les sondages sont mauvais, son propre camp doute: en difficulté, Donald Trump a sillonné vendredi la Floride, un État qu’il peut difficilement se permettre de perdre s’il veut l’emporter face à Joe Biden le 3 novembre.

«Nous allons assister à une vague rouge (la couleur des républicains, NDLR) d’une amplitude jamais vue», a lancé, depuis Ocala, le président américain.

Optant pour un registre de plus en plus agressif – «Joe Biden est un désastre […] Joe Biden est un politicien corrompu» – le locataire de la Maison Blanche jette toutes ses forces dans la bataille pour éviter que le «Sunshine State», qu’il avait emporté de justesse en 2016, ne bascule du côté démocrate.

«Le jour de l’élection […] nous allons infliger à Sleepy Joe une défaite retentissante», a-t-il tonné devant une foule enthousiaste.

Pourtant, les mauvaises nouvelles s’accumulent et la fébrilité est chaque jour un peu plus palpable dans le camp républicain qui semble ne plus prêter attention aux tweets présidentiels.

Plusieurs ténors du «GOP» (Grand Old Party, le parti républicain) s’inquiètent désormais ouvertement d’un raz-de-marée démocrate.

«Bouclez les Biden. Bouclez Hillary! «, lance Trump en campagne dans l’État de Géorgie

En campagne dans l’État de Géorgie, le tempétueux président des États-Unis a appelé vendredi soir (heure locale) à jeter en prison la famille de son adversaire démocrate à la présidentielle, Joe Biden. «Bouclez les Biden, bouclez Hillary» Clinton, sa concurrente en 2016, a repris le milliardaire républicain en écho aux chants de ses partisans à Macon.

«Ces derniers mois nous ont appris que Joe Biden est homme politique corrompu», a harangué l’actuel locataire de la Maison Blanche. «Et que la famille Biden est une organisation criminelle», a-t-il ajouté.

Ce n’est pas la première fois que Donald Trump appelle à incarcérer ses opposants politiques. Il y a quatre ans, il avait estimé que Hillary Clinton devait être emprisonnée pour avoir utilisé un serveur privé concernant une partie de sa correspondance au département d’État, et non le serveur gouvernemental sécurisé. Après une enquête, le FBI n’avait pas retenu de chefs d’accusation contre Hillary Clinton, mais avait estimé qu’elle avait été «extrêmement imprudente».

L’an dernier, une enquête menée par les démocrates de la Chambre des représentants avait révélé que la fille de Donald Trump, Ivanka, et son mari Jared Kushner, tous deux conseillers à la Maison Blanche, avaient également utilisé des e-mails privés pour des échanges liés à leur activité gouvernementale.

En difficulté dans les sondages, le milliardaire peroxydé a cette fois exigé l’incarcération de son adversaire Joe Biden en se basant sur des articles du journal conservateur New York Post qui relancent, sur la base d’e-mails censés avoir été écrits par le fils de Joe Biden, Hunter, des accusations de corruption en Ukraine. L’équipe de campagne de Joe Biden et l’avocat de Hunter Biden nient tous deux qu’une rencontre entre le concurrent démocrate, alors vice-présient d’Obama, et un représentant de la compagnie de gaz naturel ukrainienne Burisma, pour laquelle travaillait à l’époque Hunter Biden, ait jamais eu lieu. «Je n’ai pas de réponse. Une nouvelle campagne de diffamation», a déclaré Biden vendredi, interrogé sur la couverture du New York Post.