• L’action a été suivie entre autres par le mouvement Youth for Climate, les Grands-parents pour le Climat, Amnesty international et Oxfam.
BRUXELLES

PHOTOS | Une soixantaine de grévistes pour le climat ont bravé le mauvais temps à Bruxelles

Environ 60 personnes, selon l’estimation de la police de Bruxelles-Ixelles, se sont mobilisées vendredi après-midi entre 15h00 et 17h00 sur la place de la Monnaie à Bruxelles pour la 5e grève mondiale pour l’avenir (Global Strike For Future).

L’action a été suivie entre autres par le mouvement Youth for Climate, les Grands-parents pour le Climat, Amnesty international et Oxfam. Quelques banderoles ont été déployées malgré le vent pour porter des messages comme «United for Climate». Un écran géant a notamment permis d’entrer en contact avec d’autres manifestants dans le monde. Des slogans, comme le traditionnel «On est plus chaud que le climat», ont été scandés.

Youth for Climate appelle la Belgique à constituer rapidement un gouvernement fédéral de plein exercice afin d’être en mesure de déployer une stratégie climatique. «On demande à la Belgique de mettre le climat au cœur des négociations, mais pour l’instant on n’en entend pas parler et cela nous fait très peur», commente Adélaïde Charlier, figure emblématique du mouvement.

On demande à la Belgique de mettre le climat au cœur des négociations, mais pour l’instant on n’en entend pas parler et cela nous fait très peur

«Au niveau européen, pour le sommet de mi-octobre, on demande que les objectifs pour 2030 soient rehaussés dans la loi Climat qui sera votée.» Elle a également appelé l’Union européenne à faire preuve de cohérence en enterrant l’accord commercial avec le Mercosur afin de s’assurer de la préservation du puits d’oxygène que représente la forêt amazonienne.

Des témoignages de personnes déjà affectées par le réchauffement climatique ont été diffusés afin de contrecarrer l’idée qu’il ne concernera que les générations futures. «L’urgence climatique est une question d’aujourd’hui», continue Adélaïde Charlier. «Des personnes perdent déjà leurs territoires. Chez nous, on a encore eu des canicules cet été. Ce n’est pas nouveau, mais elles sont de plus en plus longues et de plus en plus chaudes, ce qui amène des sécheresses problématiques pour l’agriculture… Ce sont déjà des signes qu’on ne veut pas voir, et c’est un privilège pour l’Europe de n’avoir que ces signes-là.»