• Un parachèvement en bois viendra couvrir le cirque en dur de Latitude 50.
MARCHIN

Ça pousse sur le chantier du cirque en dur à Grand-Marchin

Ce vendredi soir, le public et les autorités ont pu visiter le chantier global du cirque en dur de Latitude 50 et de la salle de l’École de cirque de Marchin.

On n’en est pas encore aux inaugurations à Grand-Marchin, mais ça avance bien sur le chantier du cirque en dur de Latitude 50 et de la salle de l’École de cirque. Ce vendredi en fin d’après-midi, le public (limité en raison des précautions sanitaires), les autorités communales et ministérielles (Bénédicte Linard) ont pu le vérifier de leurs propres yeux. Avec de tels outils, les deux opérateurs marchinois vont encore prendre de l’ampleur dans le secteur du cirque et des arts de la rue. Le dossier globalisé a été confié au bureau d’architecture Meunier Westrade et à l’entreprise Stabilame spécialisée dans la construction en bois (70% d’origine wallonne ici).

Latitude 50: «de nouvelles perspectives en programmation»

L’impression frappe d’emblée quand on pénètre sous l’imposante structure du futur cirque en dur et ses 426 m2 de surface: Latitude 50 va aussi prendre de la hauteur au sens premier du terme. «L’espace scénique de 200 m2 avec une hauteur libre de 10 mètres va nous ouvrir d’autres perspectives en matière de programmation, se réjouit Olivier Minet, le directeur de Latitude 50. Les formes pourront être plus variées et diversifiées avec la perspective de peut-être aussi élargir notre public.»

Le plancher dynamique pour un bon amorti arrivera prochainement, contrairement aux gradins (320 places) et à l’équipement scénique (son, lumière) qui feront partie d’une deuxième phase. «On espère avoir les gradins pour la saison 2021-2022. Le dossier est actuellement à l’examen à la Fédération Wallonie-Bruxelles.»

Le cirque en dur n’attendra pas cette échéance pour résonner des applaudissements du public avec un premier rendez-vous à la mi-janvier. Sans oublier les séances de création des compagnies que Latitude 50 accueille en résidence. Les demandes ont d’ailleurs doublé et la présence d’un tel outil adapté aux plus grandes formes de spectacle n’est pas étrangère à ce succès.

École de cirque: «on explose en qualité d’encadrement»

Le chantier de la nouvelle salle de l’École de cirque est moins avancé, avec les premières structures montées depuis jeudi seulement. La directrice Véronique Swennen, ses six animateurs et leurs 600 élèves quitteront dans quelques mois l’ancienne salle de gym de l’école du Fourneau. Ils trouveront dans leur nouvelle salle et ses 171 m2, l’espace et une hauteur de 6 mètres (contre 4 au Fourneau actuellement) idéale pour la pratique du trapèze, du tissu aérien, du mât chinois et de la jonglerie.

«On explose en termes de qualité d’encadrement avec ce nouvel outil. On a des élèves qui progressent chez nous depuis 15 ans et cela répondra à leurs niveaux techniques. En superficie, on ne gagne pas beaucoup. C’est surtout en hauteur. Compte tenu de nos limites financières, on a privilégié un grand volume qu’on équipera petit à petit par la suite. Notre déménagement est prévu début 2021. On débutera par les premières occupations en public avec un spectacle d’élèves et d’anciens. Les cours suivront dans la foulée», commente la directrice de l’école de cirque de Marchin.

À lire dans L’Avenir Huy-Waremme de ce samedi 26 septembre, sur tablette, smartphone ou PC