Fabrice Gourmet, l’Ardennais au grand cœur
Fabrice Gourmet était l’ami de tous. Son départ, bien trop prématuré, fait mal à tout un village.Crédits: -
OCHAMPS

Fabrice Gourmet, l’Ardennais au grand cœur

Coordinateur au sein de la Chambre du commerce et impliqué dans la vie associative à Ochamps, Fabrice Gourmet est décédé.

Tout le village d’Ochamps a pris un coup mercredi matin en apprenant le décès de Fabrice Gourmet.

Enfant du village, Fabrice Gourmet, «Fa» pour les intimes, était sympathiquement connu dans la région.

De par son travail notamment. Coordinateur administratif et financier au sein de la Chambre du commerce, Fabrice Gourmet faisait également partie du conseil d’administration. Sur les réseaux sociaux, la Chambre du commerce lui a rendu hommage. «Fabrice était à la fois très compétent et très apprécié, peut-on lire. Il est arrivé voici dix-sept ans sur la pointe des pieds, mais il s’est révélé au fil du temps, montrant son intelligence, sa disponibilité, sa rigueur et son engagement pour l’institution aussi. Fabrice avait ce que l’on nomme souvent une vraie gentillesse du cœur… sous une carapace épaisse qui faisait de lui un Ardennais.»

En attendant, quelques semaines après le décès d’André Roiseux, c’est un nouveau drame qui touche la Chambre du commerce. «Fabrice était le pilier financier de la Chambre, indique Bernadette Thény, la directrice générale. Il s’agit d’une très grande perte. Fabrice était quelqu’un de tellement humain, avec un grand cœur. Il disait toujours qu’il n’y avait pas de problèmes, qu’une solution serait toujours trouvée. Il faisait partie de la vie de la Chambre. Fabrice était quelqu’un d’extraordinaire, avec une vraie rigueur, un sens du devoir et un sens humain incroyable. Il était aussi très humble, il ne se mettait jamais en avant alors qu’il avait énormément de compétences.»

Très impliqué dans le club de football

Dans le privé, Fabrice Gourmet, papa de deux enfants, Simon et Emma, s’impliquait énormément dans la vie associative du village de Ochamps. Notamment au sein du club de football où il était l’une des chevilles ouvrières. Un club où joueurs, comitards et sympathisants sont sous le choc. «Fabrice incarne le service des autres et il est difficile d’imaginer les heures qu’il a passées pour le club, dans les installations, au téléphone ou devant son ordinateur, à systématiquement faire le lien entre les personnes, compter, planifier, organiser, mais aussi récolter les plaintes, ou parfois supporter certains égoïstes actuels qui sont à l’opposé de lui, confient les comitards du club. Sans oublier son incroyable sens du contact, ses mots sympas pour tous, du plus petit au plus grand, son plaisir d’évoquer «ses petits benjamins» quand il les a coachés. Et que dire des innombrables rigolades dans les buvettes. Nous ne sommes pas près d’oublier toutes ces bonnes choses, et pas non plus ses encouragements aux équipes premières depuis le talus d’en face en deuxième mi-temps, après avoir tenu les entrées, et par tous les temps. Merci, c’est un mot qu’on ne lui a pas assez dit, sans doute parce que c’était devenu habituel à nos yeux qu’il s’occupe de tant de choses. Mais merci pour tout ce qu’il a fait et tout ce qu’il était. Nous n’arrivons toujours pas à croire qu’il ne sera plus là.»

La cérémonie d’au revoir aura lieu ce samedi, au terrain de football de Ochamps, à 10 h.