Le Ventoux, une ascension à la force des bras pour le Floreffois Benjamin Robaux
C’est un joli défi qu’a réalisé Benjamin Robaux en handbike. Il a de la suite dans les idées.Crédits: ÉdA – 50795868109
FLOREFFE

Le Ventoux, une ascension à la force des bras pour le Floreffois Benjamin Robaux

Paraplégique, Benjamin Robaux vient de signer un incroyable exploit: vaincre le Mont Ventoux en handbike. Défi réussi en 5 heures.

Alors qu’il n’a que 16 ans, la vie de Benjamin Robaux a basculé. «Je roulais en mobylette quand j’ai chuté. Le verdict fut sans appel: j’ai perdu l’usage des jambes.»

Mais cet expert en informatique est un battant et, malgré ce coup du sort, il veut profiter de la vie avec sa petite famille. «J’ai donc acheté un handbike, voilà 11 ans, pour effectuer des balades avec mon épouse Colombine et mes deux filles Clémence et Camille.»

Avec un copain, il a même réussi à grimper la Citadelle de Namur. «Ce fut le déclic. Je me suis alors lancé dans d’autres ascensions comme les Sept Meuses, la côte de Trémouroux et, ensuite, dans les Vosges.»

Le Floreffois a aussi participé au marathon de Namur ou aux 20 km de Bruxelles. L’an dernier, il a pris le départ du marathon de Berlin.

Benjamin a ainsi continué à s’entraîner dans d’autres ascensions, avec, dans la tête, de nouveaux défis. «Je voulais tenter l’ascension du Ventoux qui était programmée en septembre 2019 mais j’ai dû renoncer en raison d’une météo exécrable.»

Le Ventoux, une ascension à la force des bras pour le Floreffois Benjamin Robaux
Benjamin a grimpé le Ventoux en handbike en cinq heures. Photo: EdA

Ce n’était que partie remise. «J’ai d’abord acheté un nouveau handbike, nettement plus léger et qui me permet d’avoir une position plus couchée. Je gagne en vitesse. De 15 km/h je peux atteindre les 35 km/h.»

Le 24 juin, le sportif est donc parti pour les Alpes en compagnie de son pote, Vincent Vandervorst, qui a assuré l’intendance et les éventuels dépannages.

Le lendemain, dès 7 h, Benjamin s’est rendu à Sault, au pied de ce Géant de Provence. «C’est l’ascension la plus longue mais la moins pentue avec 1 152 m de dénivelé. Je suis parti calmement, je ne cherchais pas à réaliser un chrono. Je m’arrêtais de temps en temps, juste pour boire ou prendre du sucre.»

Après 20 kilomètres, Benjamin a atteint le Chalet Reynard. «Sur les pentes au paysage lunaire, le handbike n’allait pas plus vite qu’un piéton. Les cyclistes qui me dépassaient m’encourageaient. J’avais des doutes pour les derniers kilomètres car je ressentais une douleur à l’épaule. J’ai mordu sur ma chique et c’est au milieu d’une haie d’honneur réalisée par des motards que j’ai franchi le sommet, avec une certaine fierté.»

Particulièrement heureux de cet exploit, le Floreffois entend relever d’autres défis. «J’aimerais attaquer le Ventoux par Bédoin ou Malaucène, des ascensions plus courtes mais plus difficiles. Et pourquoi pas le col de la Croix de Fer ou le Galibier.»

Une leçon de courage et de volonté.