7 000 dossiers d’incivilités ouverts à Mons en 2019
Illustration.Crédits: ÉdA
MONS

7 000 dossiers d’incivilités ouverts à Mons en 2019

Le nombre de dossiers traités par le bureau des amendes administratives ne cesse d’augmenter, avec une activité record en 2019.

Dépôts sauvages, dégradations, stationnement interdit… sont autant d’incivilités qui sont désormais punies de sanctions administratives communales. Pour diligenter les dossiers, la Ville de Mons a créé le Bureau des amendes administratives dont l’objectif est de pouvoir rapidement sanctionner les délits dits mineurs avant que ceux-ci n’empoisonnent la vie de tout un quartier.

Et le moins que l’on puisse écrire, c’est que ce bureau ne cesse d’accroître son activité au fur et à mesure des années. De 1191 dossiers traités en 2015, il en a traité 7 000 en 2019, tous types d’infractions confondues. Son activité a connu une forte hausse en 2017, suite à la poursuite des infractions en matière d’arrêt et de stationnement, et a continué d’augmenter depuis.

Une augmentation qui s’explique «par la volonté assumée de l’autorité communale de ne plus laisser passer une série de comportements inacceptables pour la sécurité et la quiétude de nos habitants», explique le bourgmestre Nicolas Martin.

Ces dernières années, le service s’est renforcé et s’est doté de 3 nouveaux agents administratifs, d’un nouveau logiciel spécifique à la gestion des amendes administratives, d’une caméra mobile pour le constat des infractions et d’un nouveau protocole d’accord avec le Parquet déléguant le traitement des vols simples.

Parallèlement, la Cellule Lutte contre les Incivilités a également été très active en ce début d’année. Cette cellule, composée d’agents communaux et de policiers de la zone, traque notamment les personnes qui font des dépôts clandestins. Pour les trois premiers mois de 2020, l’équipe a relevé 612 indices pour 422 constats. Le camion «incivilités» a collecté et contrôlé approximativement 8 730 récipients (sacs et caisses) et 461 avertissements et rappels au règlement général de police ont été distribués, concernant le dépôt de sacs conformes en dehors des jours et heures de collecte, l’entretien de la végétation…

Pour Charlotte De Jaer, échevine de la Propreté, ces chiffres prouvent qu’il y a encore du chemin à parcourir: «le temps où les auteurs de ce genre d’incivilités pensaient pouvoir jeter leurs sacs-poubelles dans la nature sans être identifiés, poursuivis et sanctionnés est révolu. La Ville investit dans du personnel et du matériel pour que ce type de comportement disparaisse totalement de notre cité. Nous devons nous éduquer et sensibiliser notre entourage afin d’agir collectivement et de tous pouvoir bénéficier d’un meilleur cadre de vie».