VIDÉO| Le judo, une passion familiale devenue ambition pour Lola
Lola peut toujours compter sur le soutien de sa maman lors des compétitions.Crédits: ÉdA – 50785492600
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VIDÉO| Le judo, une passion familiale devenue ambition pour Lola

À 15 ans, Lola Fache est l’un des grands espoirs du judo féminin. Elle met toutes les chances de son côté pour aller le plus loin.

Alors qu’elle ne va avoir que 16 ans dans les prochains mois, Lola Fache s’érige comme l’un des grands espoirs du judo féminin belge. Multiples championnes du Hainaut, de Wallonie ou de Belgique, la Dottignienne se fait également remarquer dans les compétitions européennes. « J’ai commencé le judo parce que ma mère en avait fait à l’époque. Au début, c’était juste un passe-temps. Mais au fil des ans, j’ai commencé à réaliser quelques résultats. Cela m’a donné envie d’aller plus loin. J’ai donc quitté mon club de Dottignies pour le Kanido Herseaux. Je suis également passé en option sports-étude, centrée vers le judo».

Pour marcher sur les traces de Loïs Petit, l’adolescente n’hésite pas à mettre toutes les chances de son côté. Chaque semaine, c’est des dizaines d’heures qu’elle consacre à sa discipline. «Rien qu’avec l’école (NDLR: elle étudie au Collège Sainte-Marie), j’ai entre dix et douze heures de sports. Je couple cela avec mes entraînements en club sous la gouverne de Sophie Lutyn. Une semaine sur deux, je vais à Mons le mardi pour les séances prodiguées par la Fédération».

«Ma famille me soutient et je l’en remercie»

Heureusement, pour faciliter la gestion de son emploi du temps, la jeune fille peut compter sur son statut d’élite sportif. «Sans cela, je ne pourrais pas m’impliquer autant dans mon sport, reconnaît Lola. Ce serait tout simplement impossible de participer à des compétitions européennes ou des stages si je ne pouvais pas bénéficier de jours d’absence autorisés».

La représentante du Kanido peut également compter sur sa famille «qui me suit partout, me conduit partout. Pourtant, ce n’est pas toujours facile pour maman qui gère un café. Heureusement, je peux aussi compter sur l’apport de mes grands-parents. Je ne peux que les remercier pour tout ce qu’ils font pour moi».

«Toutes mes amies viennent du judo»

On l’imagine, une telle implication pour son sport ne doit pas toujours être facile à gérer avec une vie d’ado. «Je n’ai pas à me plaindre. La plupart des mes ami(e)s viennent du monde du judo. Ils comprennent donc très bien quand je ne peux pas les voir. Je ne suis de toute façon pas attirée par les sorties ou autre. Durant l’été, je vais juste m’accorder une pause de dix jours pour partir en vacances avec une copine. Je raterai un stage de préparation mais cela fait quand même du bien de décompresser un peu.

Ai-je déjà ressenti une lassitude du judo? Non, jamais! Je me suis fixé des objectifs et je ferai tout pour les réaliser. Je rêve des championnats d’Europe, des championnats du Monde. Logiquement, j’aurai dû participer aux JO pour la jeunesse. Cela a malheureusement été remis à cause de la pandémie. J’espère que ce ne sera que partie remise. Même si ce sera désormais les Jeux Olympiques classiques que je devrai viser. C’est un rêve, on verra si je le réalise».

«La gestion du poids, c’est le plus difficile»

En cherchant bien, on a quand même trouvé un petit bémol dans la passion de la Dottignienne. «S’il y a une chose que je pouvais annuler de mon sport, c’est le contrôle du poids, rigole Lola. C’est la seule chose pour laquelle je rencontre des difficultés. Pour une compétition, je dois parfois perdre plusieurs kilos en quelques jours à peine. Les bains chauds, le vélo elliptique en étant couverte comme en hiver, ce n’est pas le plus gai. Mais il faut bien passer par là.

Je viens de passer dans la catégorie des moins de 52 kg pour que cette contrainte soit moins lourde. Mais je sais aussi qu’il me faudra un petit temps d’acclimatation désormais».

Le cirque m’aide pour l’équilibre

VIDÉO| Le judo, une passion familiale devenue ambition pour Lola
Lola s’astreint à des séances de musculation intenses afin de progresser dans sa discipline. Photo: ÉdA
Le judo prenant une telle place dans la (jeune) vie de Lola, il en reste peu pour la pratique d’autres sports. «J’ai fait un peu de danse moderne plus petite. J’ai également pris des cours de cirque à Herseaux (NDLR: chez Cirq’en Bulles). J’ai arrêté quand j’ai vraiment commencé à viser les compétitions dans ma discipline. Ce passé dans un milieu plus artistique m’aide aujourd’hui. Notamment au niveau de l’équilibre.

Quand je ne suis pas sur les tatamis, je cours pour garder la forme et je réalise des séances de musculation. Mais c’est vraiment dans l’optique de progresser dans le judo».

En mordue de son sport, Lola n’hésite pas à mettre son réveil tôt en matinée pour regarder les différentes compétitions. «Il y a des judokates que j’aime regarder. J’analyse leur technique et leurs mouvements pour essayer de les réaliser par la suite.

Sinon, je prends également plaisir à regarder les matchs de football de l’équipe nationale. Mais c’est plus pour l’ambiance qui règne autour de la diffusion».

«Il faut toujours se relever et reprendre le travail»

On le concède, l’exercice n’était pas le plus évident pour Lola Fache qui n’a toujours que 15 ans! Mais après quelques minutes de réflexion, la judokate dottignienne a livré plusieurs conseils qui pourraient s’avérer précieux pour les personnes qui voudraient se lancer.

«Le plus important, selon moi, c’est de ne pas commencer les compétitions trop tôt. Pour ne pas être dégoûté. J’ai commencé dans un petit club familial à Dottignies. C’est là que j’ai pris goût au judo. Ce n’est que plus tard que j’ai commencé à vraiment m’intéresser à l’esprit compétitif.

L’autre conseil, c’est de toujours se relever et reprendre le travail. Le judo peut être un sport frustrant par moments. On se prépare pendant des mois pour un objectif et le jour de la compétition, tout peut capoter. J’ai vécu une mauvaise expérience lors d’un championnat de Belgique. J’y ai fait une erreur en me réhydratant mal. Je n’avais plus aucune force et suis passé à travers ma compétition. Mais j’ai appris de cette erreur.

Pour gérer mon stress, j’ai effectué quelques séances de sophrologie. Cela m’aide bien. Enfin, il est très important de trouver la coach qui nous convient le mieux. Pour ma part, j’ai commencé à avoir des résultats qu’au moment où j’ai rencontré Sophie Lutyn».