Un artisan cominois cambriolé deux fois en 8 mois
Plus que le cambriolage en lui-même, il y a le découragement d’un artisan qui travaille depuis tôt le matin jusque tard le soir. Et on le comprend!Crédits: Photo prétexte
LE BIZET

Un artisan cominois cambriolé deux fois en 8 mois

Cet artisan travaille 13 heures par jour pour monter son entreprise. En huit mois, on vient de lui voler deux fois son matériel!

Grégory Hof (45 ans) vient de recevoir la visite de cambrioleurs. Un méfait qui a particulièrement ému les réseaux sociaux. Originaire du Bizet, celui qui a des mains en or se met à son compte il y a deux ans en tant qu’entrepreneur du bâtiment. Il crée la société Ren’Hof.

Il se met en quête d’une maison et d’un atelier et trouve son bonheur sur la commune de Heuvelland où il a déménagé il y a tout juste quelques jours. «Cela fait deux fois que je suis victime d’un cambriolage. La première fois, c’était en octobre 2019, pour un préjudice estimé à 7 000€. La maison était en travaux et je n’y habitais pas.»

Dans la nuit du samedi 27 au dimanche 28 juin, rebelote. «Je n’ai absolument rien entendu! Je me suis levé et j’ai fait un tour dans le jardin, puis j’ai vu que la porte arrière du garage avait été éventrée. Les voleurs ont dû être dérangés car il traînait du petit matériel.»

L’inventaire est désolant: perceuses, visseuses, disqueuses, poste à souder avec la bouteille de gaz de 80 kg, 30 seaux de peinture, 30 seaux d’enduits, 300 mètres de câbles, de la visserie, etc. «Il y en a pour 6 000€! Une chance que, suite au vol d’octobre, j’avais renforcé la sécurité de ma camionnette. Ils n’ont pas su l’ouvrir. C’est avec ce matériel-là et celui d’un collègue que j’essaie tant bien que mal de continuer mes chantiers.»

Un coup dur pour la trésorerie après le Covid-19

Et il en faut du courage à celui qui a perdu son épouse, Sandra Derudder, le 8 avril dernier, d’une maladie foudroyante. «Je m’en remets difficilement, je ne dors pas bien la nuit et je prends des cachets. En plus, le Covid-19 a engendré une situation stressante pour les artisans. Avec le vol d’octobre, j’ai racheté du matériel et la trésorerie en a pris un coup. Je commence mes journées à 6 h 30 et je les termine tard le soir!»

Quelle réponse de l’assurance ?

Grégory Hof va tenter de récupérer un peu d’argent auprès de l’assurance, sans trop d’illusions: «Comme c’est déjà la deuxième fois, je risque de me faire virer de l’assurance, de devoir payer des primes plus importantes et d’être obligé de monter une alarme et placer des caméras; ce qui va encore me coûter un os. Ce qui me désespère, c’est que les voleurs ont le droit de faire ce qu’ils veulent, ne risquent pas grand-chose, alors que nous, cela bouleverse complètement notre vie et on nous impose des tas de contraintes… C’est décourageant!»

Un mouvement de solidarité lancé par un collègue

Via Facebook, Sébastien Leman, un Houthémois à la tête de la société Crepiconcept, a lancé un mouvement de solidarité pour Grégory Hof: «Dans cette période assez difficile pour nous tous, sa situation me touche particulièrement. Il essaie de tenir la barre malgré les problèmes personnels qui le touchent. Mettez-vous juste 5 minutes à sa place et demandez-vous ce que vous aimeriez qu’on fasse pour vous dans cette situation? Agissez! Nous sommes des collègues non des ennemis… Alors un appel, de l’aide, un don, etc. lui permettront certainement de relever plus vite la tête.»

Pour l’aider: hofgregory3@gmail.com