Lien entre la volonté de partager ses contacts et sa situation financière
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CORONAVIRUS

Lien entre la volonté de partager ses contacts et sa situation financière

Les résultats d’un nouveau volet de l’étude de l’université d’Anvers sur le coronavirus, publiés mardi, montrent un lien entre la volonté de coopérer au traçage en partageant ses contacts et sa situation financière.

Tous les répondants ne sont pas enthousiastes à l’idée de partager leurs contacts s’ils sont appelés, indiquent les chercheurs. «Il y a aussi un lien frappant entre la volonté de partager ce genre de données et la situation financière des personnes», ajoute Thomas Neyens (UHasselt/KU Leuven). «Par exemple, 30% des répondants qui se trouvent dans une situation financière difficile indiquent ne pas vouloir partager les coordonnées d’un collègue. Un quart ne veut pas non plus dévoiler les données d’amis, de proches ou même de leur partenaire. Chez les répondants plus aisés, les pourcentages sont inférieurs à 10%.»

Les différences entre les hommes et les femmes quant à la volonté de partager leurs données restent limitées. Cependant, un peu moins de la moitié des répondantes ont pu citer les personnes avec qui elles ont passé au moins 15 minutes, contre 35% des hommes.

Enfin, il est encourageant de constater que le bien-être des participants tend vers un mieux depuis début mai. Le niveau de bien-être actuel n’a néanmoins pas retrouvé celui de l’enquête belge réalisée par Sciensano en 2018. Les femmes semblent se sentir un peu moins bien.

L’enquête de l’université d’Anvers, réalisée avec la KU Leuven et l’ULB, est menée depuis juin toutes les deux semaines.