CORONAVIRUS

Tests de dépistage et consultations: les précisions du SPF Santé publique

Les tests de dépistage du virus SARS-CoV-2 vont être élargis cette semaine aux personnes présentant des symptômes compatibles avec ceux du Covid-19, a indiqué le porte-parole interfédéral de lutte contre le coronavirus, Yves Van Laethem, lundi matin.

Les autorités avaient initialement décidé de ne tester que les patients sévèrement atteints par la maladie et les résidents ainsi que le personnel de maisons de repos, avant d’inclure tous les individus se présentant à l’hôpital pour des raisons non liées au coronavirus. Désormais, les personnes qui montrent des symptômes de la maladie seront elles aussi dépistées.

«Il est clair que quelqu’un qui a de la température et un syndrome grippal, qui tousse et qui a des difficultés à respirer est quelqu’un qui a peut-être le coronavirus», a exposé M. Van Laethem. «Il faut donc étendre [les tests] à des symptômes beaucoup plus nuancés, comme la perte du goût et de l’odorat, un état de fatigue extrême accompagné de fièvre et des douleurs musculaires», a-t-il ajouté, demandant à la population de toujours d’abord téléphoner à son médecin traitant.

Le porte-parole a, par ailleurs, affirmé que la Belgique est actuellement en mesure de mener entre 15 000 et 20 000 tests quotidiens. «La capacité de 25 000 tests [par jour] ne devrait pas poser de problème dans les jours qui viennent et une montée en puissance sera possible», si le nombre de personnes présentant des symptômes venait à augmenter.

 

 

Ne pas hésiter à consulter

Les personnes qui présentent un problème de santé qui n’est pas lié au coronavirus ne doivent pas hésiter à consulter leur médecin, moyennant certaines précautions, a par ailleurs insisté lundi matin Yves van Laethem.

«Dans plusieurs pays et en Belgique aussi, on constate une peur de consulter son médecin pour d’autres raisons que le coronavirus», a exposé M. Van Laethem. Conséquence: la santé de personnes atteintes de problèmes récurrents, comme le diabète, se détériore.

Le Centre de crise rappelle dès lors que celles-ci ne doivent pas hésiter à faire appel à leur médecin (généraliste ou spécialiste), par téléphone d’abord.

Face à un nouveau problème de santé, le citoyen téléphonera à son généraliste qui fixera, si nécessaire, un rendez-vous à son cabinet ou dans son service hospitalier. «Il ne faut pas avoir peur de s’y rendre car les salles d’attente ne seront pas embouteillées grâce à ce système de rendez-vous», souligne le porte-parole interfédéral francophone. Les règles d’hygiène de base en cette période de pandémie continuent d’être d’application, comme se désinfecter les mains à son arrivée et porter un masque buccal dans la salle d’attente. «Si vous n’en avez pas, vous en recevrez un sur place», précise M. Van Laethem.

Pour les urgences (douleur thoracique, saignement important, etc.), le 112 reste joignable.

Enfin, pour toute question relative à une prise de médicament, «contactez votre pharmacien, qui est le plus à même de vous répondre, ou votre médecin traitant», conclut l’infectiologue.