Le compagnon d’une victime tournaisienne du Covid-19 implore: «Restez chez vous!»
Via son témoignage, Jean-Louis Rivart veut sensibiliser les gens à la nécessité de rester à la maison.Crédits: -
TOURNAI

Le compagnon d’une victime tournaisienne du Covid-19 implore: «Restez chez vous!»

Le compagnon d’une Tournaisienne actuellement aux soins intensifs au CHwapi implore tout un chacun: «S’il-vous-plaît, respectez le confinement».

Le nombre de personnes contaminées par le coronavirus croît tous les jours dans le monde et dans notre pays. Les personnes âgées ne sont pas les seules touchées par la maladie, le personnel hospitalier de nos hôpitaux en est hélas! le premier témoin.

Jean-Louis Rivart a lancé ce mercredi après-midi un grand cri du cœur via un «face vidéo» pour implorer tout un chacun de respecter scrupuleusement les consignes de confinement. Sa compagne, Sylvianne Verschoore, employée à l’école Notre-Dame Auxiliatrice où elle encadre depuis plus de 25 ans les repas (tous les parents ont reçu une communication de la part de l’école), lutte depuis une semaine aux soins intensifs du CHwapi contre le virus Covid-19.

Trop de gens n’ont pas encore compris

«Quand Sylvianne est rentrée à la maison, il y a une dizaine de jours, elle était comme d’habitude: d’humeur joyeuse. Elle avait un petit rhume, elle éternuait, mais pas de quoi s’inquiéter», témoigne M. Rivart. Le lendemain, une petite fièvre est apparue. Dans un premier temps, un cachet antifièvre suffisait à faire retomber la température. Mais à un certain moment elle n’a plus cessé de diminuer et l’hospitalisation est devenue nécessaire. «C’est à ce moment-là qu’a commencé le pire cauchemar de ma vie. Une ambulance est venue chercher Sylvianne et je n’ai pas pu lui dire au revoir, je n’ai pas pu l’embrasser, je n’ai pas pu lui donner un objet fétiche et lui dire: vas-y, tiens bon».

Une semaine plus tard, elle se trouve aux soins intensifs et lutte contre la mort. «Le personnel du CHwapi s’occupe bien d’elle, je remercie d’ailleurs ces personnes qui prennent des risques énormes pour les autres».

 

 

 

 

 

 

 

Mais l’attente est insoutenable. «Je ne me sentais pas capable de parler devant un écran et une caméra, et diffuser une vidéo. Pourtant je l’ai fait parce que je veux faire absolument passer ce message: arrêtez de vous promener dans la rue quand ce n’est pas strictement nécessaire. Je sais qu’il y a du soleil, que ça donne envie de sortir, mais faites comme moi et mes proches: contentez-vous d’ouvrir la fenêtre de votre habitation pour prendre l’air».

 

 

 

 

 

 

 

M. Rivart espère que son message sera entendu. «Je trouve que trop de gens n’ont pas encore compris, j’en ai marre de voir tant de personnes dehors. Si vous avez des enfants, des parents, des amis, faites-le pour eux. Je ne parle pas pour le monde, ni pour la Belgique, je parle pour protéger Tournai et ses habitants.

 

 

 

 

 

 

 

Je vais d’ailleurs interpeller les autorités politiques pour communiquer davantage encore à ce sujet».