VIDÉOS | De «Soul Makossa» à «Wakafrika»: 5 tubes qui ont fait la légende de Manu Dibango
Manu Dibango était une référence de la world music et un véritable ambassadeur de la musique africaine.Crédits: AFP
MUSIQUE

VIDÉOS | De «Soul Makossa» à «Wakafrika»: 5 tubes qui ont fait la légende de Manu Dibango

Originaire du Cameroun, Manu Dibango débute sa carrière en France puis en Belgique au sein de plusieurs formations de jazz. Rentré en Afrique, il multiplie alors les projets musicaux et devient rapidement incontournable sur la scène continentale. Vient alors le succès planétaire avec Soul Makossa, abondamment repris par les DJ à travers le monde et qui font de lui une référence en matière de world music. Retour sur sa légende à travers 5 titres devenus cultes.

 

Le musicien camerounais Manu Dibango, véritable référence de la world music, est décédé ce mardi des suites du coronavirus.

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1.Twist A Leo (1962)

 

Dans l’effervescence qui a suivi l’indépendance du Congo, Manu Dibango, venu de Belgique où il courait le cachait dans diverses formations de jazz, ouvre un club dans la ville de Kinshasa (anciennement Léopoldville), l’Afro-Negro. Il y lance la mode du twist avec le tube «Twist A Leo», lequel rapidement se répand dans tous les clubs de la région.

 

2.Soul Makossa (1972)

 

En 1972, on lui demande de composer l’hymne de la Coupe d’Afrique des nations de football, qui doit se tenir au Cameroun. Sur la face B du 45-tours, il enregistre «Soul Makossa». Des DJs new-yorkais s’entichent de ce rythme syncopé. Une autre vie commence alors pour l’artiste camerounais, lequel est propulsé au rang de star de la world music.

Ce titre a par la suite été abondamment samplé, notamment par Michael Jackson (dans «Wanna Be Startin’Somethin’») et Rihanna (dans «Don’t Stop The Music») sans l’autorisation de l’artiste camerounais, ce qui a valu aux deux stars américaines des poursuites en justice en 2009.

 

3.Tam Tam pour l’Éthiopie (1985)

 

Devenu véritable ambassadeur de la musique africaine à travers le monde, Manu Dibango se fait le porte-parole de tout un continent en 1985 lorsqu’il produit, avec une pléiade d’artistes, «Tam Tam pour l’Éthiopie». Ce titre, destiné à venir en aide aux victimes de la famine dans ce pays d’Afrique, marque la toute première réunion d’artistes africains autour d’une cause. Surtout, il témoigne de l’amour que le Camerounais a gardé du continent qui l’a vu naître. «À l’action politique, j’ai toujours préféré les initiatives humanitaires», avait-il d’ailleurs un jour confié à Paris Match.

 

4.Wakafrika et Biko (1994)

 

Devenu l’ambassadeur de la musique africaine en France, Dibango rencontre alors Yves Bigot, alors producteur. Ce dernier le convainc de réunir une série de grands artistes africains et internationaux dans un album voué à devenir culte. De Youssou N’Dour à Salif Keita, en passant par Angélique Kidjo, mais aussi Peter Gabriel ou Sinnéad O’Connor, nombreux sont ceux qui répondent à l’invitation sur un album devenu véritable référence de la world music et sur lequel Manu Dibango interprète le titre éponyme, Wakafrika.

Avec la participation d’Alex Brown, Peter Gabriel, Ladysmith Black Mambazo et Geoffrey Oryema, le single hérité de cet album, Biko, connait lui aussi un large succès dans les charts tant en Europe qu’aux États-Unis.

 

5.Funk Makossa, avec Cerrone (2016)

 

Pape français de la musique disco des années 70 et 80, Marc Cerrone n’a jamais caché son admiration pour le musicien camerounais. En 2016, son album EP intitulé Afro réalise l’union de ces deux monstres sacrés de la musique internationale grâce au titre «Funk Makossa». Ce dernier allie à la perfection les rythmiques et le style si caractéristique de la musique de Cerrone à la soul camerounaise de Manu Dibango.