Extinction Rébellion attaque en deux temps
Namur

Extinction Rébellion attaque en deux temps

«Pas de comité d’accueil?» Nombre de conseillers, et même des représentants des forces de l’ordre, se posaient la question du calme qui régnait devant la salle du conseil, mardi soir.

Un calme apparent puisque les militants environnementaux d’Extinction rébellion frappaient ailleurs. Alors que la séance était lancée, cinq d’entre eux grimpaient sous le pont haubané de la gare multimodale pour y accrocher une banderole avec leur message: «Namur complice des lobbys du BTP. Stop au béton dans nos villes et campagnes.» Les grimpeurs ont rapidement été interpellés par les forces de police.

Cette manœuvre en annonçait d’autres. Peu de temps après, une dizaine de membres du groupe, dissimulés dans le public du conseil communal, poursuivaient l’action de désobéissance civile entamée à l’extérieur. Chacun à leur tour, ils ont interrompu la séance, tapant sur le clou quant à la nécessité de mieux considérer les espaces verts en ville, notamment, ou encore d’accorder moins de place à la publicité. Et d’entamer leurs prises de paroles avec la formule «J’ai mal à ma ville».

Les discours ont été relativement courts compte tenu de la rapidité avec laquelle les policiers présents sont intervenus. Illustration par l’action du long exposé théorique du chef de corps Olivier Libois, qui a précédé les perturbations.

Et le bourgmestre de s’interroger sur la finalité de ces interruptions intempestives, «à part anéantir la cause qu’Extinction Rébellion essaye de servir».