Coopérative "Notre Avenir": la Région wallonne prendra-t-elle des parts?
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Coopérative "Notre Avenir": la Région wallonne prendra-t-elle des parts?

Une fois que la reprise aura eu lieu, le gouvernement wallon dit vouloir soutenir le développement des Editions de l'Avenir. Mais pas via la coopérative initiée par le personnel.

En octobre, la coopérative Notre Avenir voyait le jour. L’initiative était portée par le personnel des Éditions de l’Avenir, pour participer à la prise de décision dans la maison et maintenir l’indépendance et l’ancrage local des éditions. «Depuis fin novembre, la prise de participation n’est plus seulement ouverte aux employés mais à tous. La Région wallonne compte-t-elle prendre des parts, comme elle l’a fait pour NewB?» C’est la députée cdH Marie-Martine Schyns qui pose la question au ministre de l’Économie Willy Borsus (MR).

Mais si soutien wallon il doit y avoir, Willy Borsus ne l’envisage pas de cette façon. On sait que le pôle presse doit sortir du giron de Nethys. Le processus de recherche d’un repreneur a été lancé pour L’Avenir. « Quand le repreneur sera connu, le gouvernement wallon pourrait examiner la possibilité d’accompagner si besoin cette reprise, éventuellement temporairement, pour que les Éditions de l’Avenir aient un maximum de chance d’être pérennes.»

Donc, si la Région intervient, ce sera en tant que «tiers partenaire si besoin », le cas échéant à titre provisoire. «Mais l’approche du gouvernement wallon a priori n’est pas de prendre des parts dans la coopérative », précise-t-il.

«“Tiers partenaire”, “si besoin”, “pourrait”… Ça fait beaucoup de précaution », réagit la députée. Marie-Martine Schyns considère en effet que «la prise de participations pourrait être un signal fort. Je crois que les Éditions de l’Avenir ont besoin d’un soutien, après tout ce qui a été vécu