Huy: la traversée hivernale de la Meuse n’aura pas lieu dimanche
On ne traversera pas la Meuse dimanche à Huy. La faute à un débit supérieur à la limite instaurée depuis deux ans.Crédits: heymans Archives
HUY

Huy: la traversée hivernale de la Meuse n’aura pas lieu dimanche

Le débit de la Meuse étant supérieur à la nouvelle limite autorisée, la traversée de la Meuse de ce dimanche est reportée au 15 mars.

C’est la désolation du côté du club de nage en eau libre «Cool Huy». Sa traditionnelle traversée hivernale de la Meuse ne pourra avoir lieu ce dimanche. Faute d’une autorisation que doivent lui délivrer les Voies navigables de Liège en tant qu’autorité compétente pour le trafic et les activités organisées en Meuse. «Le problème vient d’une clause instaurée par les Voies navigables depuis deux années et qui lie l’autorisation de nager en Meuse au niveau du débit. Il ne peut dépasser la limite fixée à 400 m3 par seconde pour pouvoir délivrer l’autorisation, explique Marc Hennau, le secrétaire du club hutois organisateur de la compétition mythique. C’est une mesure qui est prise au niveau de l’écluse d’Ampsin.»

Lundi, le débit de la Meuse a atteint un pic de 850 m3 par seconde. Et si ce mardi il était retombé à 660 m3 par seconde, le club «Cool Huy» s’est rendu à l’évidence. «Il est illusoire de penser que le débit va descendre en dessous de la barre des 400 m3 par seconde pour dimanche d’autant qu’on annonce encore des précipitations d’ici-là», regrette Marc Hennau qui a sollicité une réunion en urgence, ce mardi après-midi, avec l’échevin des Sports et le service des Sports de la Ville de Huy.

Reportée au 15 mars

À l’ordre du jour? Décider d’une annulation pure et simple de la traversée hivernale 2020, ou d’un report à plus tard dans l’année. C’est cette deuxième option qui a été retenue avec un rendez-vous fixé au 15 mars. «Dans des délais qui nous permettent de réintroduire une nouvelle demande aux Voies navigables de Liège», explique Marc Hennau qui a aussi dû compter avec l’agenda fourni des compétitions en eau froide.

«La limite de débit est trop restrictive par rapport à la réalité du terrain»

Marc Hennau, vous êtes secrétaire du club organisateur de la Traversée de la Meuse. L’humeur est forcément à la grimace du côté du club «Cool Huy».

Évidemment. On se réjouissait de vivre cette 53e édition de la traversée de la Meuse avec 150 nageurs inscrits. Annuler un événement de cette ampleur, c’est assez problématique. C’est une grosse machine avec des semaines de préparation en amont pour tout ce qui concerne notamment la sécurité, les repas et remises de trophée qui devaient avoir lieu en la salle de l’IPES.

Vous avez visiblement insisté pour avancer la réunion de crise d’un jour. Pour quelles raisons?

Il fallait prendre au plus vite une décision et une position sur l’annulation ou le report de la traversée plus tard dans l’année. Un report implique qu’on ait à réintroduire une nouvelle demande d’autorisation aux Voies navigables. Il fallait donc bien choisir la date sachant que le calendrier des compétitions en eau froide est chargé. Or, nous avions pas mal de nageurs flamands et étrangers qui étaient inscrits pour ce dimanche. Je sais malheureusement que certains étrangers, qui avaient pris congé pour venir en Belgique ce week-end, n’auront pas l’occasion de revenir.

Avec une telle limite de débit, ne risquez-vous pas de vous retrouver dans ce cas de figure régulièrement à l’avenir?

C’est notre inquiétude. Elle est trop restrictive par rapport à la réalité du terrain. En 2018 et en 2019, c’est heureusement passé. Mais si le débit est supérieur à la limite une année sur trois… On souhaite en discuter avec les Voies navigables de Liège pour la faire rehausser. L’ancienne direction, qui avait instauré cette limite, était ouverte à l’idée.