Formation fédérale : «Un couteau sous la gorge»; «la grave erreur de calcul», que pensent les éditorialistes flamands ?
Le Roi accepte la démission de Koen Geens et consultera dès lundi.Crédits: BELGA
Belgique

Formation fédérale : «Un couteau sous la gorge»; «la grave erreur de calcul», que pensent les éditorialistes flamands ?

«La Belgique fédérale est aujourd’hui à la peine, même en Absurdie, il faut le constater....Les éditoriaux des journaux francophones relatent tous le brouillard et l’impasse dans laquelle se trouve la Belgique. Mais au nod du pays ?

Au nord du pays, De Morgen pointe samedi «la grave erreur de calcul» de Paul Magnette, qui a «torpillé» la mission de Koen Geens juste avant la dateline «pour mettre la pression sur le CD&V». Dans tous les cas, de nouvelles élections emmèneraient le pays sur «un terrain miné».

+ LIRE AUSSI| Épais brouillard

De Standaard estime de son côté que le CD&V s’est retrouvé avec «un couteau sous la gorge» à cause d’un Paul Magnette «impatient».

Pour l’éditorialiste du Tijd, cette crise politique est en réalité «une crise de régime». «De nouvelles élections ne porteraient plus sur la migration, le climat et les retraites. Elles porteraient sur le fonctionnement de la Belgique elle-même, sur les différentes structures et sur le système politique lui-même.»

«Aucun parti ne veut de nouvelles élections mais ils ont surtout montré jusqu’à présent qu’il n’y avait pas d’autres possibilités», relève encore Het Nieuwsblad. «C’est un bric-à-brac.» Pour le quotidien, l’impasse politique résulte aussi du fait que les partis «ont continué à faire campagne les uns contre les autres après les élections».

Enfin, Het Laatste Nieuws, qui trouve à Paul Magnette des airs de «poupée qui fait non, non, non, non», demande une réponse claire au CD&V: «une fois pour toutes, voulez-vous négocier pour une Vivaldi, oui ou non?»