Le tapis blanc observé en Flandre n’est pas de la neige mais du «brouillard cristallisé»
IllustrationCrédits: Belga
MÉTÉO

Le tapis blanc observé en Flandre n’est pas de la neige mais du «brouillard cristallisé»

Les routes étaient recouvertes mercredi matin, en plusieurs endroits de Flandre – notamment en Campine et à Saint-Trond -, d’une fine couche blanche.

Mais que les citoyens ne s’y méprennent pas, il ne s’agit pas des premiers flocons de neige de l’année, mais bien de «brouillard cristallisé», explique le météorologue de l’Institut royal météorologique (IRM) David Dehenauw. Il n’est pas non plus question de «neige industrielle» due à la pollution de l’air, comme l’avancent plusieurs médias sur leur site internet.

«Dans un tel brouillard, des gouttelettes d’eau très froide se créent»

Du «brouillard cristallisé» peut se produire lorsqu’un épais brouillard persiste pendant une longue période et que les températures passent sous la barre des zéro degrés, explique le météorologue. «Dans un tel brouillard, des gouttelettes d’eau très froide se créent. Celles-ci entrent ensuite en collision les unes avec les autres, forment de plus grosses gouttes qui deviennent toujours plus lourdes. Avec les températures glaciales, elles gèlent et tombent par terre comme de la neige», poursuit-il.

Dans les endroits où les températures au sol sont négatives, la neige résiste. Autrement, elle fond immédiatement.

Étant donné que la neige se forme au niveau du sol et non dans des nuages de précipitations comme c’est le cas avec de la neige «normale», elle ne peut être détectée par les radars de l’IRM.

David Dehenauw n’exclut pas que la pollution de l’air puisse jouer un rôle dans la formation de «brouillard cristallisé», mais il n’y, selon lui, aucune raison de parler ici de «neige industrielle». Dans la région où ce joli tapis blanc a été observé, la qualité de l’air n’était en effet pas plus mauvaise qu’ailleurs, a-t-il relevé.