Décès d’une ado à cause d’un choc septique dû à un tampon: «Ça n’arrive pas qu’aux autres»
La maman de Maëlle souhaite appeler à la vigilance les jeunes filles et femmes utilisatrices de tampons hygiéniques.Crédits: Reporters / BSIP
SOMZÉE

Décès d’une ado à cause d’un choc septique dû à un tampon: «Ça n’arrive pas qu’aux autres»

Une jeune Somzéenne de 17 ans est décédée suite à un choc septique dû à l’utilisation de tampons. Sa maman a lancé un cri d’alarme sur Facebook pour prévenir contre les risques de ces protections hygiéniques.

«Notre Maëlle 17 ans grande sportive, pleine de vie et de projets, vient de nous quitter en moins de 48 heures, suite à un choc septique dû à ces tampons, et après avoir été vue 5h après les premiers symptômes par un médecin de garde. C’est inacceptable. Maëlle connaissait le danger et était doublement vigilante. Ça ne l’a pas épargné....et non...ça n’arrive pas qu’aux autres. Alors svp chères filles, chères dames, réfléchissez à vos protections et surtout partagez un maximum,informez, pour que le décès de Maelle puisse en empêcher d’autres...»

Le message de Laurence, la maman de Maëlle, samedi sur Facebook, a provoqué un électrochoc. Depuis trois jours, le décès de la jeune habitante de Somzée (Walcourt) a donné lieu à maintes explications. Comme le souhaitait sa maman, afin d’appeler à la vigilance les jeunes filles et femmes utilisatrices de tampons hygiéniques. Mais aussi pour alerter le corps médical de première ligne sur les symptômes, apparemment banals, d’une infection qui peut être mortelle. Des douleurs et vomissements qui font penser à une gastro, diagnostiquée mardi matin par le médecin de garde. Une fièvre qui monte et pousse ses parents à emmener la jeune fille à l’hôpital où le diagnostic est confirmé. Son état se dégrade malgré le traitement, et un transfert est organisé vers le service de soins intensifs d’un autre centre hospitalier. Là seulement, l’hypothèse du choc toxique est émis. Trop tard pour Maëlle, qui décédera jeudi, victime de ce syndrome rare et méconnu, même du personnel médical.

+ Décryptage à lire en cliquant ici et dans L’Avenir de ce mardi, sur tablette, smartphone ou PC