BRUXELLES

11,50 euros brut par heure: 350 aides-ménagères manifestent pour un salaire décent

Des centaines de travailleurs du secteur des titres-services affiliés à la Centrale générale de la FGTB ont manifesté ce matin dans les rues du centre de Bruxelles, en vue de réclamer un salaire décent pour leur travail.

+ TÉMOIGNAGES | Les aide-ménagères clament leur ras-le-bol

Environ 350 travailleurs du secteur des titres-services affiliés à la Centrale générale de la FGTB ont manifesté ce lundi matin dans les rues du centre de Bruxelles. Elles ont battu le pavé de la Gare centrale jusqu’à la place Louise afin de réclamer un salaire décent pour leur travail. Elles se sont ensuite rassemblées devant le siège de l’entreprise de titres-services Daoust, où une délégation a été reçue pour s’entretenir avec la direction.

 

145.000 travailleurs dans le secteur

 

Les aides-ménagères avaient entamé le mois dernier un mouvement de grève inédit afin de réclamer une hausse des salaires. Les quelque 145.000 travailleurs du secteur, qui comprend aussi les employés dans les ateliers de repassage, sont payés en titres-services et réclament une hausse salariale de 1,1%, conformément à l’accord interprofessionnel de début 2019.

 

11,50 euros brut par heure

 

Les employeurs ne souhaitent cependant pas une augmentation sous cette forme et refusent d’aller au-delà d’une prime nette unique d’un peu plus de 65 euros pour deux ans. Pour le syndicat socialiste, cette demande de hausse salariale est pourtant «totalement légitime et justifiée» alors que le salaire moyen dans le secteur est de 11,50 euros brut par heure.

Même une tentative de conciliation sociale n’a pas réussi à débloquer la situation pour le moment, déplore la FGTB.

Face à cette impasse, la Centrale générale a organisé une action à Bruxelles ce lundi matin. Après s’être réunis devant la Gare centrale, les manifestants (500 selon le syndicat socialiste, 350 d’après la police) se sont élancés en cortège vers la place Louise, où se trouve le siège de l’entreprise Daoust. Cette entreprise de titres-services est membre de la fédération patronale Federgon, qui refuse toute augmentation salariale pour le moment. La direction a reçu une délégation peu après 11h00, qui a pu faire part de ses doléances et de son souhait d’un accord rapide.