Une prostituée tuée après avoir été rouée de coups: «C’était un véritable massacre. Les faits sont d’une violence inouïe»
Christine Cayet a requis la déclaration de culpabilité de Stefan Asenov pour l’assassinat de Limia Karimallah.Crédits: BELGA
JUDICIAIRE

Une prostituée tuée après avoir été rouée de coups: «C’était un véritable massacre. Les faits sont d’une violence inouïe»

Le ministère public a souligné dans son réquisitoire qu’il existe suffisamment de preuves pour condamner Stefan Asenov , auteur des agressions de deux prostituées dans une démarche de prédateur.

Le substitut Christine Cayet a requis ce mercredi après-midi devant la cour d’assises de Liège la culpabilité de Stefan Asenov pour l’assassinat de Limia Karimallah et pour des faits de coups et blessures prémédités commis sur Chantal M. Le ministère public a souligné dans son réquisitoire qu’il existe suffisamment de preuves pour condamner l’accusé, auteur des agressions de deux prostituées dans une démarche de prédateur.

Stefan Asenov est accusé d’avoir commis les agressions de deux prostituées la nuit du 15 au 16 mars 2017 à Liège. Limia Karimallah (56 ans) avait été tuée après avoir été rouée de coups. Chantal M. avait aussi été rouée de coups mais elle avait pu s’échapper de la camionnette de l’accusé, où elle avait aussi été embarquée.

Le ministère public a sollicité du jury une déclaration de culpabilité pour les faits commis sur Chantal M. Ces faits doivent être qualifiés selon le substitut de coups et blessures volontaires portés avec préméditation et ayant entraîné une incapacité. Stefan Asenov prétend ne plus se souvenir de cette première agression mais Christine Cayet a exposé que le dossier comporte suffisamment de preuves pour le condamner. Son identification par la victime est le premier élément permettant de le confondre.

«C’était un véritable massacre. Les faits sont d’une violence inouïe»

Le substitut Cayet a requis la déclaration de culpabilité de Stefan Asenov pour l’assassinat de Limia Karimallah. Elle a mis en évidence la multiplicité des coups portés par l’accusé à la principale victime en exposant que ces coups étaient destinés à tuer. «C’était un véritable massacre. Les faits sont d’une violence inouïe. Limia Karimallah a été défoncée et broyée. Elle a eu la cage thoracique écrasée, la rate explosée et elle a subi une hémorragie énorme», a souligné Christine Cayet.

L’accusation a insisté sur la préméditation des faits et sur la personnalité de Stefan Asenov. «Il était déterminé. Il avait en tête de s’en prendre à des prostituées. C’est un prédateur. Pour lui, les femmes en tant que prostituées sont vues comme des objets qui lui permettent de passer une colère ou une anxiété. C’est un boxeur qui sait ce que frapper peut faire. Il a de la force et de l’expérience», a annoncé le substitut.

Le ministère public a encore soutenu que Stefan Asenov n’avait peut-être pas bu autant qu’il le prétend. Car il a de bons souvenirs des faits et il a beaucoup conduit la nuit des faits. En calculateur, il aurait commis les faits de sang-froid. «C’était une prédation, une chasse. La première prostituée est parvenue à lui échapper mais il est allé embarquer une seconde. C’est un assassin froid, manipulateur, calculateur et psychopathe», a ajouté Christine Cayet.