TOURNAI

VIDÉO | Opération BE-Alert: plus de 21 000 SMS reçus à Tournai

Jeudi, plus de 200 villes participaient à un test national BE-Alert. Avec une particularité pour six d’entre elles - dont Tournai - qui ont envoyé un SMS géo-localisé à des personnes qui ne sont pas inscrites à la plateforme.

Pour ceux et celles qui l’ignoreraient encore, BE-Alert est un système d’alerte qui permet aux autorités de diffuser un message à la population en situation d’urgence. Quand on parle d’autorités, il peut s’agir du ministre de l’Intérieur, d’un gouverneur de province ou d’un bourgmestre qui peut, s’il l’estime nécessaire, alerter la population via un SMS, un appel vocal ou un mail.

Cela, auprès des citoyens qui se seraient préalablement inscrits sur la plateforme dédiée à ce service (www.be-alert.be).

Le système offre toutefois aussi la possibilité à certaines autorités locales -en collaboration avec le centre de crise, toujours - d’envoyer un SMS de manière géo-localisée dans une zone bien spécifique.

Avec, pour effet, immédiat d’alerter simultanément toutes les personnes circulant - avec leur GSM ouvert - dans la dite zone et cela, quel que soit le type d’opérateur. Le système étant en réalité activé pour les cartes Sim branchées à une antenne située dans la zone considérée au moment de l’envoi.

VIDÉO | Opération BE-Alert: plus de 21 000 SMS reçus à Tournai
Roland Moulron, responsable de la planification d’urgence à Tournai, Joseph Godet, responsable de la communication extérieure en cas d’urgence et Antoine Iseux, porte-parole du Centre de crise au niveau national. Photo: EdA

C’est précisément cette technique que six des 204 villes ayant participé à l’essai national ce jeudi - dont Tournai, Braine-le-Comte, Habay et Nassogne en Wallonie - ont voulu tester en temps réel. Dans la Cité des cinq clochers, par exemple, un SMS a été envoyé dans un rayon d’un KM autour des bâtiments du service des travaux, à la rue de la Borgnette.

Comme nous l’a indiqué Antoine Iseux, porte-parole du centre de crise «21 603 SMS ont été correctement réceptionnés sur 27 168 cartes Sim repérées par les antennes. La différence s’explique notamment en partie par le fait qu’entre le moment où le réseau repère une carte Sim (branchée) et la distribution effective du SMS, il peut y avoir une coupure du réseau entre l’opérateur et le réceptionnaire du signal (N.D.L.R.: ne fût-ce que parce que ce dernier se déplace en voiture, par exemple). Il se peut aussi que le quota de SMS reçus par l’utilisateur ait été atteint et qu’il ne puisse plus en accepter de nouveaux. D’autre part, certaines cartes Sim ne sont pas liées à un GSM mais à un autre appareil connecté comme un distributeur ou une caméra, par exemple. Dans ce cas, le message n’est pas réceptionné.»

Le test opéré ce jeudi permet précisément aux différents opérateurs de mettre le doigt sur les points à améliorer.

Le système a cependant démontré que, s’il peut être certes perfectible, il s’avère d’ores et déjà particulièrement efficace, notamment pour ce qui concerne la rapidité de distribution des messages. À Tournai, les premiers SMS ont été reçus moins de 20 secondes après leur envoi. Pour qui aime les chiffres, on ajoutera que, dans le grand Tournai, 1901 personnes étaient comptabilisées sur la plateforme ce jeudi.

Pourquoi s’inscrire

«Oui, il est utile de s’inscrire à BE-Alert même si vous pouvez, dans certains cas, être prévenus sans avoir laissé ses coordonnées», insistent en cœur Antoine Iseux, porte-parole du Centre de crise, Roland Moulron, responsable de la planification d’urgence à Tournai et Joseph Godet, chargé, à Tournai, de la communication extérieure (via BE-Alert, mais aussi via la presse, internet et les réseaux sociaux). Être inscrit, vous permet d’être alerté d’une situation d’urgence, même si vous n’êtes pas chez vous; vous pouvez opter aussi pour d’autres supports d’alerte (téléphones fixes, mails…); vous pouvez indiquer plusieurs adresses où vous pourrez être alerté (comme sur votre lieu de travail, par exemple). Enfin, certaines situations d’urgence ne justifient parfois qu’une alerte aux personnes directement concernées (et non pas aux touristes ou navetteurs qui transiteraient dans la zone au moment d’une alerte géo-localisée, par exemple).

Plus de 627 000 adresses déjà enregistrées en Belgique

Ce jeudi, 204 communes exactement ont testé BE-Alert. Au total, 417 640 SMS, 52 304 messages vocaux et 123 783 e-mails ont été envoyés. C’est la première fois que la capacité de la plateforme d’alarme était testée à si grande échelle.

Au total, 181 667 messages ont été envoyés de manière géo-localisée par les six villes concernées: Schoten, Herent, Tournai, Braine-le-Comte, Habay, Nassogne mais aussi par les Services Fédéraux auprès des Gouverneurs du Limbourg et de Flandre Occidentale, en collaboration avec le Centre de crise National.

Pour le moment, 80% des villes et communes de Belgique (soit 475) sont connectées à la plateforme. Au cours des deux dernières années, la population a été avertie par la plateforme dans 135 situations d’urgence de divers types: incendies avec d’importants dégagements de fumées, eau de distribution impropre à la consommation, coupures d’électricité, tempêtes…

Pour le moment, plus de 627 000 adresses sont déjà enregistrées.