Taxe kilométrique: «Il n’en est pas question actuellement en Wallonie»
Namur

Taxe kilométrique: «Il n’en est pas question actuellement en Wallonie»

La taxe kilométrique n’est pas à l’ordre du jour en région wallonne.

La déclaration de politique régionaleest tout à fait claire: il n’est pas question, pour l’instant, de taxe kilométrique en Wallonie, a répété lundi après-midi le ministre régional du Climat, de l’Energie et de la Mobilité, Philippe Henry (Écolo).

«En tant que ministre de la Mobilité, j’ai eu un contact ce week-end avec ma consœur bruxelloise – Elke Van den Brandt (Groen), NDLR. Nous sommes dans des contextes différents et nous avançons vers des solutions différentes, avec, en Wallonie, le choix clair d’encourager les autres modes de transport. Mais nos objectifs sont communs et partagés: diminuer les émissions de CO2 et améliorer la qualité de l’air», a expliqué le ministre aux parlementaires de la commission climat, énergie et mobilité du parlement wallon; une commisison présidée par le PTB Antoine Hermant et dont c’était la première réunion.

«Nous devons y arriver mais cela doit aller de pair avec des objectifs de mobilité», a poursuivi Philippe Henry selon qui «il n’y aura pas de passage en force de la Région bruxelloise».

«Dans les prochaines semaines, nous aurons une concertation approfondie avec les autres Régions et nous verrons comment articuler ces discussions, en veillant à ce que les solutions choisies ne soient pas contradictoires», a-t-il ajouté.

Un accord entre les Régions

Dans la réponse qu’il avait préparée à une question parlementaire, le ministre régional des Finances, Jean-Luc Crucke (MR), ne dit pas autre chose. «Il n’est nullement question, à l’heure actuelle, d’instaurer une taxe kilométrique en Région wallonne», y assure-t-il notamment, confirmant les propos déjà tenus par le co-président d’Écolo Jean-Marc Nollet et par le ministre-président wallon Elio Di Rupo.

«L’instauration d’une telle taxe implique nécessairement un accord entre Régions pour être efficace», poursuit le ministre. Or, la Wallonie n’en voulant pas et l’idée ayant été officiellement ‘abandonnée’par la Flandre en raison notamment de ses difficultés techniques, seule la Région bruxelloise est aujourd’hui demandeuse «tout en travaillant elle-même sur une réforme globale de la fiscalité automobile axée sur la performance environnementale des véhicules (poids, puissance réelle et type de carburant utilisé)», ajoute Jean-Luc Crucke.

Enfin, s’il se dit «toujours favorable à la discussion et à l’échange de vue entre ministres des différentes Régions» sur les sujets dont ils désirent débattre, «cela n’implique pas de facto une modification de la politique régionale».