VIDÉOS| L’avenir du pont des Trous se taille à la carrière de Gore, à Andenne
Le pont des trous et ses abords comme on pourra les voir fin 2021.Crédits: Com.
TOURNAI

VIDÉOS| L’avenir du pont des Trous se taille à la carrière de Gore, à Andenne

Elles ne devaient en principe être dévoilées que ce vendredi sur le site de la carrière de Gore à Andenne, où sont triées les pierres des arches démolies et où sont taillées celles qui permettront leur reconstruction, mais les images du futur «nouveau» pont des Trous circulent en boucle sur les réseaux sociaux depuis ce jeudi. Un baroud d’honneur du cabinet du ministre Di Antonio en quelque sorte, à l’heure où ce dernier s’apprête à céder son siège ministériel…

Si nous mettons le terme «nouveau» entre parenthèses en évoquant ce que sera demain le pont des Trous reconstruit, c’est parce qu’en définitive, le modèle 2021 est, vous en conviendrez, assez conforme à celui qui a été récemment déconstruit. Certes quelque peu aminci, le parapet subsiste et devrait même être en grande partie reconstruit avec les pierres d’origine. Lesquelles font l’objet des soins les plus attentionnés au sein de la carrière du SPW, dans la région d’Andenne.

Située plus précisément à Sclayn, la carrière de Gore fournit, à la demande, les pierres calcaires nécessaires pour tous les chantiers que le SPW engage. Cette carrière de la DGO2 reste la seule qui exploite et transforme la roche, de la falaise à la pierre de taille et fournit un matériau de qualité exceptionnelle, similaire à notre bonne vieille pierre de Tournai. La carrière emploie une vingtaine d’ouvriers (mineurs, foreurs, tailleurs de pierre) et employés, et extrait environ 3000 m3 de pierres calcaire V2b; un tir de mine est effectué en moyenne tous les quinze jours. Dans un premier temps, le SPW avait approché des industriels de notre région, pensant pouvoir éventuellement extraire à nouveau de la pierre du Tournaisis comme jadis, mais cette option s’est avérée techniquement difficile et trop coûteuse.

Du matériel de pointe

le SPW a investi, pour la circonstance, dans un bâtiment tout neuf de 180 m2 abritant deux nouvelles machines de découpe de grande précision à commande numérique. Il s’agit d’une machine à scier de très grande dimension (un disque de 2 mètres de diamètre), qui pourra préparer les blocs de pierres bruts. La seconde machine est une débiteuse très précise «6 axes» qui transformera ces blocs en pierres spécifiques pour le Pont des Trous. Chaque élément étant différent, une extrême précision est requise.

Le résultat, que l’on peut d’ores et déjà imaginer à travers les images de synthèse conçues par le bureau Greish ne pourra s’apprécier sur le terrain qu’à la fin 2021. Les travaux devraient en effet durer en effet environ un an et demi.

On notera que l’arche centrale élargie et surélevée sera traversée dans sa partie haute par une fine passerelle en inox qui offrira un passage continu entre les deux tours sur le plancher de la coursive.

En attendant de découvrir le monument reconstitué, séquence nostalgie avec cette chanson écrite et interprétée par Fred Genin: