• Un vélo à la pointe de l'aérodynamisme pour rejoindre Paris au plus vite...
Sport extrême

VIDÉO | Enduroman de Londres à Paris : Julien Deneyer est arrivé en 52h30

Julien Deneyer a retenté sa chance sur l’Enduroman, une épreuve extrême et hors norme reliant Londres à Paris. Revivez ici le déroulement de la course du triathlète wépionnais.

Jeudi 22 août - 07h30 heure locale [H+52h30] - L'arrivée

Et voilà, l'épreuve est terminée pour Julien Deneyer, qui vient d'établir un nouveau record mondial de l'Enduroman. Il a rejoint Londres à Paris en 52 heures et 30 minutes. Après 140 km de course à pied bouclés en 15 heures et 52 minutes, la traversée de la Manche (soit 60 km de nage) bouclée en 13 heures et 14 minutes, il est arrivé ce matin sur les Champs Élysées au terme de 289,7 km de vélo. Et ce en 12 heures et 55 minutes durant la nuit, avec une vitesse moyenne de 25 km/h.

«J'ai un sentiment d'accomplissement énorme, explique l'intéressé à son arrivée sur les Champs Élysées. Je suis tellement épuisé que je vais réaliser l'exploit plus tard. Je n'ai dormi que trois ou quatre heures sur les 52h du périple. Je n'en reviens pas parce que j'ai traversé la Manche et j'ai directement enchaîné avec le vélo. J'ai eu des hauts et des bas mais j'ai tenu. Cela reste un petit jeu mental cette épreuve. Il faut bien sûr avoir du physique, mais le mental, c'est très important. Le vélo a été la portion la plus difficile parce qu'elle vient en dernier lieu.»

Mercredi 21 août - 22h30 heure locale [H+43h30]

Les 100 premiers kilomètres à vélo sont bouclés. Déjà plus que 189,7. La machine est en marche même si les courbatures au niveau des membres inférieurs se font ressentir...D'après nos calculs, Julien Deneyer ayant pris le départ il y a tout juste quatre heures, il roule à 25 km/h de moyenne. S'il maintient l'allure, il lui faudra encore un peu moins de huit heures. Il arriverait donc à 6h du matin à Paris. Ce qu'il nous a dit, à demi-mot, c'est qu'il y avait plusieurs défis dans cet Enduroman... 1. Arriver au bout. 2. Battre le record de 59h56. 3. Faire moins de 55h00. Et le quatrième point, ce serait de terminer en moins de 50h!

Le parcours est toujours relativement vallonné mais, plus on avance, plus il sera plat et donc forcément, plus la moyenne risque d'augmenter. On part du principe qu'il ne souffrira pas de la fatigue. Bref, même sur le vélo, il continue à repousser ses limites..

 

Mercredi 21 août - 19h00, heure locale [H+40h]

À peine le temps de souffler que Julien a déjà enfourché son vélo de course. Direction Paris et l'Arc de Triomphe!

Voilà quarante heures que Julien a débuté son Enduroman. Depuis 18h30, il est "assis", si on peut dire, puisqu'il a entamé ses 289,7 kilomètres de vélo. Équipé comme un pro, il a opté pour une roue pleine pour l'emmener jusqu'à Paris. On laissera les détails de la bécane pour les professionnels de la discipline.

Les paysages sont magnifiques, Julien en prend plein les yeux mais la route est loin d'être plate. Il est confiant, serein et lucide, mais compte bien rallier Paris avant les bouchons... Il faut faire péter les watts maintenant !

Mercredi 21 août - 17h30 heure locale [H+38h30]

Waouh ! La deuxième étape - et pas des moindres - est bouclée. Julien vient de traverser la Manche à la nage, après avoir couru 140 kilomètres. La suite, c'est 289,7 kilomètres de vélo mais, là non plus, ça ne sera pas une promenade de santé. «Il va falloir mettre les watts, soufflait Julien en posant le pied sur terre. Il y a un record à aller chercher». En effet, c'est le Français Cyril Blanchard qui détient le meilleur chrono, en 59h56.

Après 38h30 d'épreuve dont 13h14 de natation, Julien est sur le pied de démarrer la partie vélo d'ici une heure. S'il parvient à maintenir une allure de 30 kilomètres par heure, il pourrait clôturer l'Enduroman en une cinquantaine d'heures et littéralement exploser le record. Forcément, c'est tout le mal qu'on lui souhaite...

Avant de pouvoir reprendre la route en vélo, Julien a d'abord fait demi-tour pour quelques mètres de nage jusqu'au bateau. C'est en effet en bateau qu'il doit rejoindre le point de départ du parcours cycliste, fixé à Calais.

Mercredi 21 août - 16h00 heure locale [H+37h]

Julien et le bateau qui l'accompagne sont bien visibles depuis la côte du Cap Gris Nez. Toutefois, il semble se trouver au beau milieu du "cimetière des nageurs", un endroit qui peut - logiquement - faire peur et qui tire son nom des forts courants présents dans la zone et qui ont déjà piégé certains nageurs trop aventureux. Rassurez-vous tout de suite: Julien est un athlète aguerri qui sait ce qu'il fait, qui plus est encadré et suivi de très près par ses proches en bateau.

Mais passer par une telle zone implique encore un peu de déportation en mer... Il ne devrait donc plus arriver au Cap Gris Nez comme prévu pendant un moment, mais plutôt du côté de la plage de Wissant.

Mercredi 21 août - 14h00 heure locale [H+35h]

Voilà maintenant 35h00 que Julien Deneyer a débuté son périple à travers Londres et la France. S'il a rejoint le territoire français depuis quelques kilomètres, il n'a pas encore touché la terre ferme mais cela ne saurait tarder.

«On se dirigeait plus vers Calais en début de traversée mais pour le moment, on va tout droit vers le Cap Gris Nez. Julien a déjà nagé près de 47 kilomètres et se rapproche fortement de la plage», explique Olivier.

Toujours très lucide, il programme ses ravitaillements lui-même en fonction de ses envies. Pâtes de fruits, coca, gel de caféine, ce sont principalement les aliments liquides qui lui permettent de reprendre des forces, ou d'en garder. L'allure du champion a un peu ralenti, les courants le portent un peu moins et il doit tirer sur les bras pour garder une certaine allure.

«Après avoir passé le marathon, soit 42 kilomètres, en 10h00 de nage, il a ralenti un peu. On est maintenant à du 17 ou 18 minutes pour un kilomètres. Il faut dire qu'il nage depuis 11h00 !», ajoute le frère de Julien.

Le mouvement de bras est un peu moins fluide, plus saccadé mais Julien ne ronchonne pas, c'est qu'il n'a pas encore sa dose de natation !

Mercredi 21 août - 12h00 heure locale [H+33h]

Finalement, les courants emmènent Julien vers Wissant. Alors qu'il a franchement dépassé la moitié de ce qu'il aura à nager, le triathlète a repris du poil la bête et dévore littéralement les kilomètres. Il file vers le 35e kilomètre à une allure de onze minutes au kilomètre. Dingue après autant d'heures d'effort ! La vue de la côte à l'horizon devrait lui donner un boost supplémentaire...

Mercredi 21 août - 09h30 heure locale [H+30h30]

Après un départ en fanfare, Julien a ralenti le rythme. Ce n'est pas volontaire de sa part, mais il se trouve maintenant dans un courant défavorable.

«Il tournait à du 12 minutes au kilomètre et est passé maintenant à 20 minutes au kilo. Au total, sur les 26 kilomètres qu'il a parcourus jusqu'à présent, il a une moyenne de 14,5 minutes au kilomètre, explique Olivier, le frère de Julien. Côté ravito, tout roule. Il est très lucide, et nous dit à chaque fois ce qu'il veut lors du prochain « arrêt », si on peut appeler ça ainsi, puisqu'il n'a pas le droit de toucher le bateau sous peine de disqualification.»

Pour le motiver et sans doute un peu le rassurer, Olivier et son papa, Philippe, utilisent un tableau effaçable pour transmettre des informations à Julien.

«On lui fait des schémas pour lui montrer où il se trouve par rapport à la côte, ou des messages. Si on regarde sa carte de progression, on peut voir qu'il remonte vers le Nord. Ce sont les courants qui le poussent vers le haut. Je pense donc qu'on a plus de chance d'arriver vers Calais que vers Wissant mais la route est encore longue», ajoute Olivier.

Le triathlète de l'extrême vient de passer le territoire français et de passer à l'heure « belge ». Il est donc 9h30 et il y a déjà une vingtaine de degrés. Dans l'eau, c'est légèrement plus froid: les températures avoisinnent les 16 ou 17°C. D'un point de vue technique, Julien avait mis une combinaison thermique avec une sous-couche sur la partie supérieure du corps et une cagoule en néoprène.

Il n'est pas tout seul dans l'eau, puisqu'il y a quelques nageurs qui tentent eux-même de traverser la Manche à la nage. Mais eux, ils n'ont pas 140 bornes de course à pied dans les jambes, et n'auront pas à monter sur leur vélo ensuite...

Mercredi 21 août - 06h00 heure locale [H+28h00]

La progression de Julien est incroyable. Il a débuté sa traversée de la Manche à la nage il y a maintenant quatre heures et clôture son 19e kilomètre.

«Les courants sont un peu moins favorables qu'en début de traversée, mais la vitesse reste impressionnante. D'après lui, tout va bien. Il faut dire qu'il est aux premières loges pour apprécier le lever du soleil», sourit Olivier Deneyer.

Il se ravitaille toujours correctement, toutes les trente minutes, pendant une trentaine de secondes.

Mercredi 21 août - 04h30 heure locale [H+26h30]

Waouh, Julien se prend pour une torpille. Cela fait maintenant deux heures et demi qu'il nage et il approche des douze kilomètres. Vous ne rêvez pas, il est à une moyenne de cinq kilomètres par heure, en nageant !

«Les courants sont donc favorables, pour le moment. On espère surtout que ça ne va pas s'inverser par la suite. Pour être honnête, ça tapait pas mal quand on était au port. J'ai moi-même encore la nausée mais Julien n'a pas du tout l'air d'en souffrir. Il réclame des morceaux de banane pour le moment et bois toujours de l'iso», commente Olivier, qui veille sur son frère.

12 kilomètres, cela peut sembler peu, mais c'est déjà un quart de la traversée, avalé en un temps record...

Mercredi 21 août - 01h30 heure locale [H+24h30]

Cela fait un peu plus de 24h que Julien Deneyer a débuté son Enduroman. Pour rappel, il a bouclé les 140 premiers kilomètres hier en fin de journée, après près de 16h de course à pied. La nuit fut courte pour le triathlète de l'extrême et ses proches: à peine quelques heures, puisqu'ils sont déjà dans le bateau qui va les emmener à Douvres, d'où Julien démarrera sa traversée de la Manche.

«J'ai plutôt bien dormi. Je pense avoir réussi à fermer l'oeil 5h30 plus ou moins. On est déjà dans le bateau depuis une bonne heure et nous sommes en train de quitter le port pour arriver à la plage, un peu plus loin, où je débuterai la traversée de la Manche. Au port, le vent est assez calme et les conditions climatiques ont l'air correctes mais la mer est plus agitée au large. Au réveil, je me sentais un peu stressé mais là, c'est parti, je suis concentré et je sais ce qui m'attend», soufflait Julien, encore un peu endormi...

C'est vrai, l'Everest de la natation, il connaît, pour l'avoir déjà fait en octobre 2016. Il avait nagé plus de 53 kilomètres en 13h. Cette fois, il va s'attaquer à une mer compliquée, qui ne sera pas des plus accueillantes et avec déjà quelques heures d'activité physique dans les jambes.

«Il n'y aura pas d'objectif de temps. Le but, c'est d'arriver au bout. C'est tellement aléatoire. Soit les courants vont dans son sens, et il pourrait n'avoir à nager que 40 ou 45 kilomètres, soit les courants sont contraires et on est parti pour près de 60 bornes», explique Olivier, qui vit au rythme de son frère depuis plus de 24h.

Côté alimentation, après un vrai repos hier soir, Julien a mangé un « Gatosport » et une banane. Il faudra continuer à s'alimenter et s'hydrater correctement, ce qui lui avait fait défaut l'an dernier. Pour ça, ses proches lui lanceront des bidons depuis la bateau, puisqu'il est hors de question de s'accrocher à quoi que ce soit une fois la traversée entamée.

C'est certainement dans cette seconde partie de course que tout se joue. Au bout de trois heures, l'an dernier, il avait été contraint à jeter l'éponge. Son corps ne voulait plus rien entendre. Il revient avec le couteau entre les dents et compte bien montrer à la Manche de quoi il est capable. Cap sur Calais donc.

Mardi 20 août - 18h30 heure locale [H+16h30]

Ça y est! La première portion de cet Enduroman à travers le sud de l'Angleterre est clôturée. Il a fallu 15h52 à Julien Deneyer pour arriver au bout de ses 140 km de course à pied et rallier Londres à Douvres, en bord de mer.

«Nous avions pris une chambre juste en face de l'arrivée et à 300 mètres du port, d'où partira le bateau demain. J'ai donc pris mon bain est je suis déjà presque prêt pour dormir au moins cinq heures avant d'entamer la traversée de la Manche à la nage, explique Julien, tout heureux d'avoir passé la première ligne d'arrivée. Mine de rien, ça commençait à devenir un peu long. J'avais des douleurs musculaires au niveau des jambes. Heureusement, cette nuit et demain, ce sont les bras qui devront travailler...»

La suite du programme, c'est à minuit, où Julien, son frère Olivier et son papa Philippe, retrouveront le marin qui va escorter le triathlète jusqu'à Calais.

«Nous allons tous monter dans le bateau. On doit naviguer dix minutes pour se rendre jusqu'à la plage de Douvres. Je me jetterai à l'eau, à une centaine de mètre de la plage, pour rejoindre celle-ci. C'est seulement quand j'aurai les pieds au sec que je démarrerai officiellement la traversée, vers 1h30 (2h30 heure belge)», continue Julien, très lucide alors qu'il a déjà près de seize heures d'effort dans les jambes.

Une fois qu'il aura pris le départ, il ne pourra plus toucher le bateau, sous peine d'être disqualifié. Les conditions climatiques ne seront pas des plus clémentes, mais il était hors de question pour l'ophtalmologue de reporter ce défi hors norme d'un an encore. «Les organisateurs ont décidé de laisser partir Julien car ils savent que c'est un bon nageur, mais c'est clair que ça ne sera pas de tout repos. Dans sa tête, Ju garde encore le sentiment d'échec de l'an dernier et il est logiquement un peu stressé. Mais moi qui ai pu le suivre durant sa préparation, je sais qu'il est en forme. Nous avons fait des sorties de plusieurs heures en natation, où je l'accompagnais en kayak, et même au bout de cinq heures, je voyais qu'il tirait toujours autant sur ses bras», explique Olivier, également triathlète mais peut-être un peu moins fou (ou moins téméraire).

Il ne reste plus qu'à croiser les doigts pour que la mer se montre la plus accueillante possible envers le triathlète namurois, que Julien se repose bien d'ici minuit et qu'il n'ait pas (trop) le mal de mer lors de sa traversée.

Mardi 20 août - 16h30 heure locale [H+14h30]

Ouf... Ça commence à sentir la fin de la course à pied et forcément l'iode de la mer. Julien va attaquer la dernière grosse difficulté avant de rejoindre Douvres. Il lui reste une dizaine de bornes à parcourir et il a déjà le regard tourné vers la Manche.

«Il va attaquer cette dernière ligne droite en mode récupération. On voit qu'il est déjà en train de s'étirer les bras et qu'il est en train de diminuer l'allure en vue de ce qui l'attend un peu plus tard, précise le frère de Julien. Sinon, tout va bien. Il souffre un peu musculairement parlant au niveau des jambes, mais en même temps, après 140 kilomètres, qui ne souffrirait pas ?»

Au niveau de l'alimentation, les repas solides passent un peu moins bien mais l'hydratation est toujours optimale. Malgré le réveil aux aurores (et même plus tôt), l'ophtalmologue de Wépion ne semble pas forcément fatigué. Il ne devrait pourtant pas mettre longtemps avant de rejoindre les bras de Morphée dès qu'il s'allongera.

L'Enduroman, c'est une épreuve pour les vrais téméraires. Ils sont maintenant quarante-deux à avoir réussi l'épreuve mais aucun Belge n'y est encore parvenu. Julien pourrait donc devenir le premier Belge et le 43e Enduroman.

Mardi 20 août - 12h30 heure locale [H+10h30]

Notre futur Enduroman (?) poursuit sa petite promenade de santé. Julien s'approche du cap des 100 bornes à vive allure. Les longues lignes droites d'Ashford sont usantes et la chaleur se fait ressentir. Il a enfilé une casquette pour se protéger du soleil.

«Il parle, il est serein, calme et maîtrise son allure. L'hydratation et la nutrition se passent jusque là vraiment très bien. Il s'arrête un peu plus fréquemment qu'au début car la route lui semble assez monotone», commente son frère Olivier.

Bref, il ne lui reste "plus qu'un marathon" avant d'attaquer l'Everest de la natation: la traversée de la Manche.

Mardi 20 août - 09h30 heure locale [H+7h30]

Julien Deneyer avale littéralement les kilomètres. Il est sur un horaire plus rapide que lors de sa précédente tentative. Pourtant, la chaleur commence à se faire ressentir.

«Il fait déjà 20°C alors qu'il n'est que 9h30. La journée s'annonce chaude mais Julien a l'air très bien. Il a déjà bouclé les 80 premiers kilomètres. Plus que 60 avant de pouvoir se reposer un peu. Il est toujours aussi détendu mais réduit un peu les pauses. Il se ravitaille en marchant et ne s'arrête pratiquement plus», raconte Olivier Deneyer.

En ce qui concerne la météo annoncée pour cette nuit, les courants se calment un peu, mais la Manche risque tout de même d'être déchaînée lorsque Julien plongera dedans...

Mardi 20 août - 07h30 heure locale [H+5h30]

C'est à 2h du matin, heure anglaise (3h00 chez nous), que Julien Deneyer a pris le départ. Première étape de son long périple: 140 bornes entre le Marble Arch de Londres et Douvres, en bord de la Manche. L'an dernier, il avait bouclé cette première portion en une petite quinzaine d'heures et il part sur les mêmes chronos

«Après 45 minutes dans Londres, où je l'ai accompagné pour éviter qu'il ne se perde, il a pris un rythme de croisière. Avec son GPS, et la montre de l'organisation, il s'oriente bien sans perdre de temps. Toutes les vingt minutes, il est ravitaillé, avec de l'eau ou des boissons iso, et toutes les heures, on lui prépare un repas un peu plus complet. Ce sont des sachets lyophilisés, dans lesquels nous n'avons plus qu'à mettre un peu d'eau bouillante», précise Olivier Deneyer , le frère de Julien, qui fait lui-aussi partie de l'aventure, tout comme leur papa, Philippe Deneyer.

Les 50 premiers kilomètres sont donc déjà bouclés. Julien paraît calme et détendu. Il discute et change de vêtements régulièrement. Il devrait donc arriver à Douvres vers 18h00 (heure anglaise approximative) et se reposer six ou sept heures avant d'entamer la traversée de la Manche à la nage, qui est prévue à 1h30 (2h30 chez nous).

Suivez également les aventures de Julien sur la page Facebook de L'Avenir Namur Sport pour garder un oeil sur l'avancement de l'épreuve, photos et vidéos à la clé

Lundi 19 août - 23h heure locale [H-2h]

Julien Deneyer est à deux heures de s'élancer pour sa seconde tentative de l'un des triathlons les plus durs au monde. Et comme si l'épreuve en elle-même n'était déjà pas assez compliquée (140 kilomètres de course à pied, environ 45 kilomètres de natation avant de terminer par un "petit" 280 kilomètres de vélo de route), la Manche ne s'annonce pas très accueillante, ce qui va durcir encore un peu plus ce défi hors norme.

«Nous devions prendre le départ à deux mais l'organisateur a décidé de refuser la fenêtre à l'autre athlète car la mer s'annonce très agitée. Il m'a laissé ma chance car il sait que je suis plutôt bon nageur. J'espère que ça ira», se rassurait Julien avant son départ.

Au début du mois d'août, Julien préfaçait en notre compagnie ses 140km à pied, 40km de nage et 290km à vélo...