Le marchand d’Ogy… «Encore et encore», dénonce Animaux en péril
«Le cheval a disparu…»Crédits: Com.
OGY

Le marchand d’Ogy… «Encore et encore», dénonce Animaux en péril

Dans la soirée de dimanche, plusieurs refuges dont Le Rêve d’Aby, Animaux en Péril et Opale sont informés qu’un cheval appartenant à Pascal Delcourt est agonisant dans une prairie.

Dans le cadre de la fédération de refuges, c’est la responsable du refuge le plus proche, Opale, qui se rend sur place. Cette dernière contacte la police locale de Lessines.

«Sans un ordre du bourgmestre, dénonce Animaux en péril dans un communiqué, les policiers ne peuvent malheureusement pas saisir l’animal. Et le chef de la commune n’est apparemment pas joignable.

La police contacte le numéro d’urgence de l’autre autorité habilitée à saisir les animaux maltraités, la cellule bien-être animal de l’administration wallonne, mais là encore, personne ne répond.

Un vétérinaire est alors appelé et son constat est sans appel, seule l’euthanasie du cheval le libérera de ses souffrances. La police ayant dû se rendre sur une autre intervention, plus aucune autorité n’est présente et le vétérinaire n’est donc pas en droit d’euthanasier cette nouvelle victime de Delcourt.

Au petit matin, le cheval avait disparu…

Depuis plusieurs années, Animaux en Péril n’a de cesse de mettre fin au calvaire des animaux qui passent dans les mains de Pascal Delcourt. Notre association s’est constituée partie civile contre l’individu en 2011 et 2012 suite à d’importantes saisies. N’ayant été que très faiblement condamné, le personnage a récidivé à de nombreuses reprises jusqu’à la plus grosse saisie (plus de 50 chevaux) en 2016.

Animaux en Péril et ses collègues qui avaient pris en charge les animaux confisqués attendent toujours qu’un nouveau procès débute au tribunal de Tournai.

Il y a trois jours, une riveraine nous a informés qu’elle avait déposé plainte auprès du bourgmestre pour un autre cheval très mal en point et appartenant toujours au même individu. L’homme fort de la commune de Lessines lui aurait déclaré qu’il ne pouvait rien faire.

Les choses pourraient pourtant être simples. Depuis le premier janvier 2019, le nouveau code wallon du bien-être animal prévoit que l’autorité administrative peut retirer le permis de détention d’animaux sur base d’actes de maltraitance.

Sur cette base, il suffirait que le bourgmestre de Lessines prenne ses responsabilités en ordonnant une saisie d’animaux maltraités par Pascal Delcourt. Cette mesure offrirait la possibilité au fonctionnaire sanctionnateur de retirer le permis de posséder des animaux.

La balle est donc clairement dans le camp du bourgmestre de Lessines… parce qu’il est plus que temps que cela s’arrête!»

Ce à quoi Le bougmestre Pascal De Handschutter répond: «En raison des nombreuses interpellations sur les réseaux sociaux et dans les médias, je souhaite apporter des précisions en matière de bien-être animal.

Conformément au cadre légal édicté par le ministre régional Carlo Di Antonio à ce sujet, je tiens à préciser les éléments suivants:

Toute saisie administrative (et non judiciaire) d’animal décidée par le bourgmestre nécessite l’existence d’un constat d’infraction en matière de bien-être animal;

Sur base de ce constat, le bourgmestre peut alors décider de la saisie administrative de l’animal en vue d’un placement provisoire dans un lieu approprié.

Depuis plusieurs semaines, alerté par les citoyens d’une situation susceptible d’être problématique et sensible aux images préoccupantes qui ont été présentées, j’ai chargé les services de la Zone de police des Collines, des services d’inspection du Bien-Être animal, ainsi qu’un vétérinaire indépendant de faire rapport sur la situation.

Tous les rapports (datés jusqu’à ce jour) établis par ces autorités ne concluent pas à une infraction de sorte, qu’en ces circonstances, je ne dispose pas de moyen d’intervention.

Les services compétents et moi-même restons attentifs à l’évolution de la situation.»