Orange pas totalement satisfait de la proposition de tarifs de gros pour l’accès au câble
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Orange pas totalement satisfait de la proposition de tarifs de gros pour l’accès au câble

Orange ne se montre pas entièrement satisfait mercredi de la proposition de tarifs de gros pour l’accès aux réseaux des câblo-opérateurs remise vendredi dernier par l’Institut belge des services postaux et des télécommunications (IBPT).

L’opérateur télécom pointe ainsi le maintien de prix nettement plus élevés pour l’accès à l’infrastructure des acteurs du sud du pays, en particulier de Nethys. Il s’inquiète aussi de la dynamique future de ces tarifs.

Orange se positionne sur le marché belge comme un opérateur alternatif. Ne disposant pas de ses propres réseaux câblés, il «loue» l’infrastructure de Telenet, Nethys et Brutélé pour proposer ses produits à ses clients. Les prix de gros qu’il paie sont cependant trop élevés à ses yeux, ce qui l’empêchait jusqu’à présent de lancer une offre ‘internet only’. Celle-ci devrait finalement voir le jour cet été, anticipant de quelques mois ces tarifs de gros revus à la baisse.

L’entreprise note dès lors des améliorations «significatives» dans le calcul des prix d’accès aux réseaux câblés pour Telenet, avec des prix se rapprochant de ses estimations (environ 15 euros pour l’Internet fixe et la télévision, et de 10 à 12 euros pour l’Internet fixe uniquement).

En revanche, Orange «s’étonne» du maintien de prix «nettement plus élevés» pour l’accès à l’infrastructure des opérateurs du sud du pays, et en particulier de Nethys. «Les différences de topographie et de densité de population ne semblent pas justifier un niveau de prix de gros de 18 à 19 euros pour l’internet fixe et la télévision», commente-t-il. La baisse est ici limitée à 1 ou 2 euros, contre 5 euros en Flandre.

Par ailleurs, Orange s’inquiète de la dynamique future des prix de gros. Celle-ci semble découler d’hypothèses très conservatrices d’évolution de la demande et des usages. Elles «ne nous semblent pas refléter la progression probable des usages des consommateurs dans un marché concurrentiel et pourraient conduire à une progression à la hausse non justifiée des prix de gros. Et donc à une pression à la hausse sur les prix de détail», prédit l’opérateur.

Ce dernier a jusqu’au 6 septembre pour faire part de l’ensemble de ses remarques à l’IBPT. Les tarifs de gros seront ensuite fixés d’ici la fin de l’année et s’appliqueront pour la période 2019-2023.