Double casquette, mercato, Diables rouges, Manchester City: Vincent Kompany clarifie sa position
Bien qu’il ne s’emballe pas, Vincent Kompany est apparu confiant avant le début de la saison.Crédits: Belga
FOOTBALL

Double casquette, mercato, Diables rouges, Manchester City: Vincent Kompany clarifie sa position

Pour la première fois depuis l’annonce officielle de son retour à Anderlecht, Vincent Kompany a rencontré la presse, ce mardi. Histoire de clarifier son nouveau rôle de joueur-manager et d’évoquer, entre autres, le mercato estival et la prochaine saison du Sporting.

Grosse affluence ce mardi après-midi au centre de formation de Neerpede où Vincent Kompany était présenté à la presse pour la première fois depuis l’annonce de son retour. Petit tour d’horizon des principaux sujets évoqués face aux médias.

À propos de sa double casquette de joueur-manager...

Interrogé dans toutes les langues sur sa nouvelle fonction à Anderlecht, Vincent Kompany a répété à l’envi que sa future double casquette ne poserait pas de problème.

«Dans mon esprit, je me sens à fond joueur et à fond manager, assure le défenseur bruxellois. Déjà à l’âge de 6 ans, je faisais plein de choses différentes. Ce que je vais faire maintenant ne va pas changer mes habitudes: jevais toujours commencer mes journées à 6h00 pour les terminer à 11h00. La seule différence, désormais, c’est que je vais consacrer toute mon énergie à Anderlecht.»

Et Vincent Kompany de préciser toutefois que ce rôle s’est imposé à lui et aux autres membres de la direction mauve «au fil des discussions»: «Je n’ai pas de diplôme d’entraîneur mais je ne pouvais pas laisser passer l’opportunité de donner un coup de pouce à Anderlecht. Je ne serai sans doute pas revenu juste en tant que joueur.»

À propos des transferts à venir...

«La seule promesse que j’ai eue, c’est que j’aurais 45 joueurs à ma disposition.»

Quand les médias lui parlent de transferts, Vincent Kompany botte en touche.

«Le club doit avant tout se redresser, explique l’ancien joueur de Manchester City. S’il faut ressortir le bouclier en attendant les bons transferts, je le ferai. Mais si on peut transférer correctement dès maintenant, on le fera aussi.»

Est-ce qu’Anderlecht pourrait attirer un des Diables rouges en quête d’un nouveau club, comme Yannick Carrasco ou Thomas Vermaelen? «Chaque joueur en équipe nationale a le niveau pour Anderlecht mais je ne leur fais pas d’appel du pied pour autant», sourit le défenseur.

Quant à la possibilité de voir des joueurs de Manchester City débarquer plus fréquemment à Neerpede dans le cadre d’un partenariat entre les deux clubs de cœur de «Vince the Prince», ce dernier reste nuancé: «Dans le foot, nous avons tous notre propre réseau. Je connais des gens à City, c’est normal, et s’il est possible de profiter de ce réseau, on ne s’en privera pas. Mais Anderlecht restera Anderlecht... Il ne faudra pas le considérer comme un club satellite de Manchester City.»

À propos de son implication chez les Diables rouges...

Désormais joueur-manager à Anderlecht, Vincent Kompany va-t-il continuer l’aventure avec les Diables rouges? «Je le répète: ce que je fais ici ne va rien changer à ma vie et mes habitudes. je m’amuse avec les Diables rouges et je ne compte pas arrêter.» Avec la promesse que le défenseur défendra les couleurs nationales jusqu’à l’Euro 2020.

À propos des objectifs d’Anderlecht pour la saison prochaine...

«Les objectifs? On va commencer par le terrain», résume Vincent Kompany. Autrement dit, «faire en sorte que l’équipe soit forte et représente au mieux le public et le club».

Sans langue de bois, l’international est revenu à Bruxelles pour les trophées.

«Je ne peux pas dire une seule fois qu’on ne peut pas être champion! Mais il y a 5 équipes qui ont terminé devant nous lors de la dernière saison et qu’on doit rattraper en 12 mois. Mais il m’est impossible de dire que je suis ici pour terminer 2e ou 3e.»

Pep Guardiola comme exemple

L’ombre de Pep Guardiola, le dernier entraîneur de Vincent Kompany, a plané durant une bonne partie de la conférence de presse.

Tel un professeur qui inspire ses étudiants, l’Espagnol, dont le discours parle toujours autant au défenseur belge, semble être son modèle.

«À Anderlecht, quand j’étais à l’académie, on nous parlait surtout des préceptes de Johan Cruyff, se souvient «Vince the Prince». Ensuite, j’ai un peu perdu de vue ces notions car on ne m’en reparlait plus vraiment. Ce n’est qu’à Manchester City, quand Pep Guardiola nous a présenté sa vision du foot, que j’ai entendu à nouveau les mêmes préceptes, mais en version 2.0. Et ça me parle.»

De quoi faire espérer le retour du «foot-champagne» si cher aux supporters d’Anderlecht.