Festival de Cannes | Les frères Dardenne reçoivent le prix de la mise en scène
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Festival de Cannes | Les frères Dardenne reçoivent le prix de la mise en scène

Lors de la cérémonie de clôture du Festival de Cannes, Jean-Pierre et Luc Dardenne ont reçu le prix de la mise en scène pour «Le jeune Ahmed».

Les frères Dardenne, appartenant au club très restreint des double Palme d’or, ont reçu le prix de la mise en scène au 72e Festival de Cannes, pour «Le jeune Ahmed», sur un adolescent radicalisé.

«Merci au jury pour cette récompense pour ce film, qu’on a voulu comme une ode à la vie», a déclaré Luc Dardenne en recevant ce prix, auprès de son frère Jean-Pierre, évoquant des «temps sombres difficiles, où des populismes identitaires montent».

«Nous avons voulu filmer un appel à la vie, à la différence, ce qui est aussi la mission, la vocation du cinéma», a encore souligné le réalisateur.

Dans ce film tourné avec des inconnus, comme souvent dans leur cinéma, les deux Belges s’intéressent au parcours d’un jeune de 13 ans en Belgique, Ahmed (Idir Ben Addi), musulman dans une famille ouverte et tolérante mais qui, fasciné par l’exemple d’un cousin mort au jihad et sous l’influence de son imam, bascule dans le radicalisme islamiste.

Réalisateurs, scénaristes et producteurs, «les frères» Dardenne sont des habitués de La Croisette, à laquelle ils doivent leur notoriété depuis 1996 (»La Promesse»).

Palme d’or en 1999 avec «Rosetta», doublée du prix d’interprétation féminine pour Émilie Dequenne, ils ont obtenu de nouveau la suprême récompense avec «L’Enfant» en 2005.

En 2008, ils décrochent aussi le prix du scénario du Festival pour «Le Silence de Lorna», un drame sur l’immigration, puis en 2011 le Grand prix avec «Le Gamin au vélo», sorte de conte de fées social avec (la Namuroise) Cécile de France.

Entre-temps, en 2002, Olivier Gourmet, un des acteurs de la fratrie, avait gagné le Prix d’interprétation masculine pour «Le Fils».

 

 

Le film belge «Nuestras Madres» de César Díaz remporte la Caméra d’or

 

«Nuestras Madres» de César Díaz, film belge francophone en espagnol, a quant à lui remporté la Caméra d’or qui récompense le meilleur premier film toutes sections confondues. Le long métrage avait déjà remporté mercredi le Prix SACD (Société des auteurs et compositeurs dramatiques) à la Semaine de la Critique, section parallèle du Festival consacrée aux cinéastes débutants.

Premier long métrage de fiction de César Diaz produit par Need Productions, «Nuestras Madres» évoque le parcours d’un personnage en quête de ses origines, alors que le Guatemala juge au même moment des militaires à l’origine d’une guerre civile qui a fait des centaines de milliers de morts durant des décennies.

Le film renvoie à la propre histoire du réalisateur, né en 1978 et dont le père a disparu en 1981.

Sur scène, César Díaz a dédié son prix aux victimes du conflit guatémaltèque.

 

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