Le procès du meurtre de Daniel Maroy a débuté
Abdel Majid Benbouzid, Mohamed Benbouzid, Jason Piat, Mathieu Vancrayenest, Jordan Deveuldre et les avocats.Crédits: BELGA
MONS/SAINT-LÉGER

Le procès du meurtre de Daniel Maroy a débuté

Le procès du meurtre de Daniel Maroy, survenu en mars 2014, a débuté ce vendredi devant la cour d’assises du Hainaut à Mons. Quatre jeunes hommes sont poursuivis pour un vol avec plusieurs circonstances aggravantes dont celle d’avoir tué Daniel Maroy dans sa ferme située le long de la rue du Chien à Estaimpuis. Le cinquième est accusé de l’incendie de la ferme qui s’est déroulé le 28 mars 2014. Trois d’entre eux sont détenus depuis mardi.

La nuit du 28 au 29 mars 20&’, vers 1 h 15 du matin, les pompiers de Mouscron sont intervenus pour un incendie qui a détruit une ferme située le long de la rue du Chien à Estaimpuis. Ils y ont découvert le corps de l’occupant des lieux, Daniel Maroy, âgé de 84 ans.

L’autopsie a révélé que l’octogénaire était déjà mort au moment de l’incendie. «Son corps a été aspergé d’essence et de pétrole. Il est probablement mort d’une crise cardiaque due au stress, conscient et vécu par la victime», a conclu le légiste.

Une instruction a été ouverte. Très vite, un jeune homme s’est vanté que ses copains avaient commis un vol et un meurtre chez la victime, une semaine plus tôt.

Daniel Maroy détenait tout son argent chez lui. Chaque samedi soir, il faisait ses courses dans un magasin à Dottignies où travaillait le jeune homme auditionné par la police. Ce dernier avait informé ses copains, Mathieu Vancrayenest et Jason Piat, que le vieil homme avait beaucoup d’argent.

Le 22 mars au soir, les deux jeunes ont agressé le vieil homme qui revenait du magasin. Ils lui ont pris son argent, soit 13.000 euros qu’ils se sont partagés. En soirée, ils ont expliqué au Roubaisien Mohamed Benbouzid qu’ils avaient réalisé un gros coup. Mohamed a voulu aller à la ferme pour voler à son tour. Il y est allé avec son cousin, Abdel Madjid Benbouzid, à qui il avait promis un coup «à 100 000 euros». Ce dernier a déclaré qu’il avait donné des coups à la tête de la victime qui dormait, avec un manche de fourche. Ils ont pris de l’argent et sont repartis. L’intention d’homicide est contestée par leurs avocats.

Le lendemain, Mohamed Benbouzid est revenu à la ferme avec son beau-frère pour se débarrasser de la fourche. Mohamed Benbouzid, Mathieu Vancrayenest et Jordan Deveuldre sont accusés d’avoir bouté le feu à la ferme cinq jours plus tard.

L’avocat général va lire son acte d’accusation. La cour procédera ensuite à l’instruction d’audience en interrogeant les accusés.