Le plan Good Move repense la mobilité pour 10 ans: Bruxelles divisée en 50 quartiers en zone 30
Selon le plan «Good Move», la voiture doit diminuer de 24% à Bruxelles alors que les transports en commun gagneront davantage de place. Crédits: EdA - Julien RENSONNET
MOBILITÉ

Le plan Good Move repense la mobilité pour 10 ans: Bruxelles divisée en 50 quartiers en zone 30

CARTE | Il s’appelle «Good Move» et repense la mobilité à Bruxelles pour les 10 prochaines années: le plan a été présenté ce 4 avril par le Gouvernement bruxellois. Mesure-phare: 50 quartiers en zone 30 dont des axes de transits allégeront le trafic. 8 «boulevards piétons» seront introduits.

Le gouvernement bruxellois a approuvé jeudi «Good Move», le plan régional qui trace les grandes orientations à suivre pour améliorer la mobilité, dans le respect du cadre de vie et en améliorant la sécurité pour les dix prochaines années dans la capitale. Dans la foulée, l’exécutif a approuvé le nouveau contrat de gestion qui lie la STIB et la Région bruxelloise.

Le plan «Good Move» intègre aussi une vision à l’échelle métropolitaine, ont soutenu jeudi le ministre-président bruxellois Rudi Vervoort, et les ministres de la Mobilité Pascal Smet (sp.a) et des Finances Guy Vanhengel (Open Vld), à l’issue de la réunion.

Il sera mis à l’enquête publique du 15 juin au 15 octobre prochain. Le prochain gouvernement bruxellois devra le peaufiner.

«Démolir Herrmann Debroux»

Dans les chiffres, il vise une réduction de 24% de l’utilisation de la voiture et une multiplication par quatre du nombre de déplacements à vélo et un renforcement significatif de l’offre de transport en commun.

Pour la voiture, cela se traduira par un réaménagement des axes de pénétration en boulevards urbains (A-12, E-40; ...) mais pas seulement.

«L’avenue Charles Quint doit être repensée en fonction des connexions à prévoir avec le transport public. Il existe un consensus pour démolir à terme le viaduc Herrmann Debroux. Mais il faut aussi réduire la pression automobile dans la ville même. Les axes Meiser, Lambermont, Louise et Sainctelette doivent être réaménagés pour donner davantage de place aux piétons, aux cyclistes et au transport public», a souligné Pascal Smet.

Bruxelles divisée en 50 quartiers apaisés

Le plan prévoit la spécialisation des voiries, faisant la distinction entre les axes d’entrées et de connexion, les chaussées et voiries de quartier. Cinquante quartiers à circulation apaisée et à vitesse limitée à 30kM/h devront être créés. Objectif: les débarrasser de la circulation de transit.

Le plan Good Move repense la mobilité pour 10 ans: Bruxelles divisée en 50 quartiers en zone 30
En rouge: les axes principaux «d’entrée» dans Bruxelles. En bleu les axes de transit dit aussi «de connexion». Les deux doivent concourir à alléger le trafic dans les 50 «quartiers» dessinés dans Bruxelles. En gris les rues de ces «quartiers» qui seront limitées à 30km/h. Photo: Cabinet Smet

«Good move» confirme la réalisation du prolongement du métro vers le nord, jugée cruciale. Il prévoit l’étude du prolongement vers le sud via Albert et vers l’ouest en direction de Berchem ou de Grand-Bigard.

Le plan mise aussi sur le prolongement de la ligne 9 vers le Heysel, une nouvelle ligne de tram vers Neder-over-Heembeek et une connexion de la Gare du Nord vers Laeken via Tour & Taxi.

L’extension du réseau cyclable en constitue aussi un pilier. Des autoroutes cyclables le long des voies ferrées et une amélioration des traversées dangereuses (Sainctelette, De Trooz, Vandervelde, Meiser, carrefours de la Petite Ceinture) sont entre autres prévues.

Des nouveaux «boulevards piétons»

Le ministre Pascal Smet a aussi annoncé une nouveauté, à savoir la création de huit «boulevards piétons», lisez des axes de déplacement à pied de liaison interquartier, où le piéton sera roi.

Le plan Good Move a été élaboré à la suite d’innombrables consultations avec 190 acteurs tant privés que publics du secteur de la mobilité, avec les 19 communes et les 6 zones de police et fera l’objet d’une enquête publique pour que le prochain gouvernement bruxellois puisse l’approuver de manière définitive et se mettre au travail, a enfin précisé Pascal Smet.