Une employée de crèche poursuivie pour «coups et blessures et traitement dégradant»
CHARLEROI

Une employée de crèche poursuivie pour «coups et blessures et traitement dégradant»

Une infirmière d’une crèche de Montigny-le-Tilleul est poursuivie devant le tribunal correctionnel de Charleroi. Elles est soupçonnée de «coups et blessures» et «traitement dégradant».

C’est à la crèche «Les Bambis» de Montigny-Le-Tilleul que les faits présumés ont eu lieu. La prévenue, infirmière sociale à la crèche, est poursuivie pour «coups et blessures» après avoir mis au coin un enfant en position de mordre un condisciple.

Selon les parents de l’enfant puni, la petite aurait été violemment secouée. «Je ne comprends pas encore comment une punition a pu être interprétée en de telles accusations», a expliqué l’infirmière jeudi.

La jeune femme est également poursuivie pour un autre fait, qualifié de «traitement dégradant.» Une enfant aurait eu sa tête trop serrée. «L’enfant a commencé à pleurer car il avait perdu son doudou. J’ai simplement posé mes mains sur son visage pour l’apaiser et je lui ai dit que ça allait bien se passer et qu’on allait le retrouver. Après, on a découvert le doudou caché derrière un radiateur. C’est tout.»

Pour la partie civile, les deux faits sont évidents puisqu’il y a deux témoins: «à partir du moment où il y a deux témoins de qualité, qui ont vu de leurs yeux les deux faits, alors ceux-ci sont avérés. La prévenue a clairement franchi la ligne rouge», a indiqué l’avocat. La partie civile requiert 500 euros de dédommagement par parents et 5 000 euros pour l’enfant prétendument secoué.

La défense a, de son côté, relevé plusieurs incohérences: «on entend plusieurs dates pour un même fait. Cette incohérence me laisse perplexe, compte tenu aussi de la légèreté du dossier pour des faits quand même assez graves. Je ne comprends pas non plus qu’on ait attendu une dizaine de jours pour informer la directrice et 50 jours après les parents.»

La défense a demandé un acquittement pour les deux préventions. Le substitut du procureur a requis une suspension du prononcé pour les «coups et blessures» et un acquittement au bénéfice du doute pour le fait de «traitement dégradant.»

Le jugement sera prononcé le 25 avril.