• Le bourgmestre de Tournai a tiré une photo de l’appareil juste avant de monter à bord.
TOURNAI

DIAPO | Le Boeing 737 Max du bourgmestre de Tournai contraint d’atterrir en Italie

Retour de congés mouvementé pour le bourgmestre de Tournai, Paul-Olivier Delannois, et l’échevine de l’état-civil, Ludivine Dedonder, dont l’avion a été contraint d’atterrir à Bologne, le survol de la Belgique ayant été interdit alors qu’il était en plein vol...

Le bourgmestre de Tournai, Paul-Olivier Delannois, et l’échevine Ludivine Dedonder garderont vraisemblablement un souvenir impérissable de leur petit périple dans la station de Marsa Alam (Égypte) vers laquelle les a emmenés la Compagnie aérienne TUI ces derniers jours. En, réalité, c’est surtout du retour dont ils se souviendront.

Vers 14 h, heure locale (soit 13 h en Belgique), l’avion décollait de l’aéroport égyptien comme prévu. Avant même de monter dans ce dernier, ils eurent une petite appréhension en constatant que l’avion (qui n’était pas du même modèle qu’à l’aller) était en réalité un Boeing 737 Max 8. Paul-Olivier et Ludivine se tenaient quotidiennement informés de l’actualité tournaisienne et internationale, et ils n’ignoraient bien entendu pas la triste réputation que se taillait cet avion dans les médias depuis quelques jours. Mais comme rien ne semblait entraver le bon déroulement du vol retour, ils sont tout de même montés plutôt confiants dans l’appareil.

«Ce n’est que lorsque nous avons survolé l’Italie, explique Ludivine Dedonder, que nous avons commencé à ressentir l’appareil redescendre et il s’est alors mis à tourner en rond. On se demandait évidemment ce qui se passait quand le pilote a annoncé que l’avion ne pourrait pas aller jusqu'à Bruxelles qui interdisait désormais ce type d’avion dans le ciel belge, et qu’il cherchait un autre aéroport pour atterrir. Un peu plus tard, il a de nouveau pris le micro pour préciser qu’il faisait demi-tour vers Venise. Mais un quart d’heure après, il précisait que Venise ne pourrait pas nous accueillir car c’était trop dangereux (sic!). Autant dire que nous n’avions plus le sourire et pas mal d’enfants pleuraient. Les autres passagers étaient aussi inquiets. Enfin, le pilote a encore repris la parole pour préciser qu’il atterrissait à Bologne. Où nous sommes arrivés vers 21 h, soit sensiblement à la même heure que celle prévue pour l’atterrissage à Bruxelles».

Une gestion chaotique

«À Bruxelles, quelqu’un de la famille nous attendait au terminal et personne de la compagnie n’a prévenu que nous avions atterri en Italie. C’est par un SMS que nous avons nous-mêmes envoyé qu’il l’a appris. En Italie, nous avons dû attendre un temps fou dans l’avion avant de pouvoir descendre et personne ne semblait savoir ce que l’on allait faire avec nous… Finalement, on nous a dirigés vers un hôtel proche de l’aéroport et nous sommes entrés dans la chambre vers 1 h du matin. Le lendemain, on est reparti avec une heure de retard sur l’horaire qu’on nous avait annoncé… Nos bagages n’ont été enregistrés qu’à 15 h 55 pour un avion qui était censé décoller à 16 h. Alors qu’à 14 h 30, tout le monde faisait la pause à l’aéroport… C’était un peu surréaliste comme situation. Nous avons finalement atterri à Bruxelles, vers 19 h, avec un jour de retard. C’est un avion slovaque qui a assuré le retour. Certes, aujourd’hui, on a le sourire, mais je peux garantir qu’en plein vol, quand on a senti que l’avion descendait, commençait à tourner en rond et qu’en plus le pilote nous expliquait que l’avion était refusé sur certains aéroports sous prétexte qu’il pouvait être dangereux, nous n’avions vraiment plus envie de rire...»

Voilà une histoire qui se termine bien en définitive et qui pourrait, sans doute, inspirer l’un ou l’autre chansonnier du cabaret tournaisien pour un prochain spectacle...